Le mouvement de concentration dans le secteur du travail temporaire a bel et bien débuté : le néerlandais Randstad, actuellement numéro trois du secteur, va gagner des galons en procédant au rachat de Vedior.
Un deal à 3,5 millions d'euros libellé en actions et en cash, selon les termes duquel Randstad propose 20,19 euros par action à sa proie, soit une plus-value de 64,1% par rapport au cours du titre Vedior jeudi dernier.
Dans un communiqué, Randstad a déclaré attendre 100 millions d'économies annuelles grâce aux synergies dégagées par la fusion. Le groupe issu de la fusion sera placé derrière le leader mondial du secteur, le suisse Adecco, dont les revenus annuels atteignent 17,3 milliards d'euros.
Celui-ci a annoncé en juin le rachat de Tuja Group ; une manœuvre destinée à s'étendre en Allemagne. Suite à la fusion avec Vedior, Randstad se retrouvera en position de leader sur plusieurs marchés : l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, le Portugal, la Pologne, le Canada et l'Inde.
«La combinaison de Randstad et de Vedior représente une opportunité unique pour créer un champion industriel de taille et d'envergure mondiale», s'est félicité Ben Noteboom, le patron de Randstad. Il estime que le deal ne posera pas de problème au niveau de la législation antitrust.
Les actionnaires de Vedior seront à la tête de 33% du groupe une fois fusionné. Vedior réalise 40% de son chiffre d'affaires en France.
Antoine Pietri