Le leader mondial du travail temporaire explique dans un communiqué qu'il privilégie sa "discipline financière", mettant de facto entre parenthèses un bras de fer qu'il avait entamé en mai et rendu public début août.
Les marchés saluent la décision, l'action d'Adecco grimpant de 1,62% à 50,10 francs vers 10h10 pendant que l'indice des valeurs vedettes cède 1,08%.
A Londres, le titre de Michael Page s'effondre de plus de 26,82% à 232,25 pence.
Pour Adecco, qui offrait 400 pence par action de son rival britannique, la réponse de Michael Page laisse croire qu'une offre amicale n'est pas possible en termes satisfaisants pour les deux parties.
Michael Page, qui a déclaré que l'offre d'Adecco était insuffisante, avait réussi à obtenir de la commission des OPA britannique, le Takeover Panel, que le groupe suisse dévoile formellement ses intentions avant le 30 septembre.
Adecco se réserve cependant le droit de présenter une nouvelle offre dans les six mois à venir s'il parvient à un accord avec sa cible ou si une autre offre émerge. Toutefois, selon la législation britannique, un groupe ne peut renouveler son offre dans les six mois après une déclaration d'abandon.
Le groupe suisse, qui dispose d'un trésor de guerre de 1,4 milliard d'euros, avait déjà envoyé un premier signal aux marchés au début septembre avec l'acquisition du néerlandais DNC De Nederlande Comapagnie N.V. pour 56 millions d'euros.
"Ce n'est pas surprenant avec l'attitude de la direction et des actionnaires de Michael Page", estime Patrick Hasenböhler à la Banque Sarasin pour qui cette décision est "définitivement plus avantageuse à court terme qu'une surenchère bien qu'un rapprochement fasse sens stratégiquement".
Scott Weldon est d'accord à la banque Vontobel. "Adecco montre qu'il prête attention à la valeur actionnariale sur la base de la direction", souligne-t-il dans une étude.
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