
Il ne l'avait pas sollicité et pourtant. Le second groupe de recrutement britannique a en effet annoncé ce jour avoir été approché par son homologue suisse, leader mondial du secteur, Adecco.
Michael Page International a toutefois insisté sur le fait qu'il n'avait pas sollicité un tel intérêt.
Le groupe anglais, spécialisé dans le recrutement de cadres, notamment dans le secteur financier, a ainsi réitéré son souhait de demeurer indépendant, indiquant dans son communiqué que «la direction de Michael Page continue de croire que l'entreprise possède un avenir prometteur en tant que groupe indépendant.»
Sans surprise à la Bourse de Londres, le titre a bondi de près de 36% aujourd'hui au-dessus des 350 pence. Mécaniquement, sa capitalisation boursière a augmenté, franchissant le milliard de livres sterling, à 1,4 milliard d'euros.
Cette proposition de rachat n'a pas seulement eu d'effet sur la bourse de Londres, d'autres valeurs du secteur en Europe en ont également profité, notamment Randstad aux Pays-Bas. Il se pourrait en effet qu'un refus ferme conduise Adecco à quêter d'autres proies.
Pour l'heure, Michael Page indique qu'Adecco a fixé un examen des comptes comme condition à toute poursuite du processus. Certains experts interrogés, notamment chez Reuters, estiment que l'offre d'Adecco pourrait valoriser le groupe anglais à au moins 1,1 milliard de livres sterling (environ 1,4 milliard d'euros).
La direction d'Adecco a déjà expliqué qu'elle disposait d'un milliard d'euros pour une acquisition, à laquelle elle pourrait ajouter 400 millions en actions. Un rachat de Michael Page lui permettrait d'étendre sa présence géographique, de réduire ses coûts et de s'améliorer dans les secteurs à fortes marges tels que les placements professionnels et permanents.
A Paris vers 15h, le titre Adecco prenait 5,53% à 30,74 euros.
C.S. (avec agences)