ADP : Pas seulement le trafic
Forces :activités annexes rentables, amélioration des marges à terme
Faiblesses :sensible à la conjoncture, concurrence du ferroviaire
Raisons de la Recommandation :
Au final, le cours de l’action depuis un an est bien allé vers 62 € et même un peu plus haut, mais avec le problème des dettes souveraines, il est revenu à son niveau de juillet 2010. Entretemps, le Contrat de Régulation Economique pour la période 2011 – 2015 a été signé, mais à un taux moins avantageux pour la compagnie ; celle-ci a accepté de réviser en hausse les redevances que lui versent les compagnies aériennes, de seulement 1,38 % par an au lieu des 3,25 % au cours de la période précédente, pour les compagnies aériennes, la crise était passée par là.
En contrepartie, ADP a obtenu que soient distinguées, à partir du 1er janvier de cette année, ses activités annexes, c'est-à-dire les Commerces et Services et l’Immobilier, afin de conserver une liberté de tarif sur ces métiers. Si le nouveau système va l’obliger à des efforts pour devenir rentable sur son périmètre régulé, ce qui ne semble pas impossible, mais cela prendra du temps, la liberté retrouvée sur les activités annexes, en revanche, devrait se traduire par une amélioration de la rentabilité de l’ensemble. L’accent va être mis sur la rénovation des terminaux, l’optimisation des espaces de vente, les marques, en ciblant la nationalité des passagers, afin qu’ils soient plus nombreux à être tentés par des achats lors de leur passage par les terminaux. Le management vise une hausse de la dépense moyenne par passager, comme dans toute activité touristique, il ne faut pas seulement considérer le trafic, mais la dépense moyenne par passager.
A terme, cette stratégie devrait être payante, puisqu’à fin juin, les activités Commerce et Immobilier représentaient 44 % du chiffre d’affaires total, mais 83 % du résultat opérationnel courant, dont 67 % pour les seules activités Commerce. On comprend mieux dès lors qu’en acceptant les conditions du nouveau Contrat, le management ait cédé sur l’accessoire, bien qu’il s’agisse de son métier historique, pour trouver des marges de manœuvre sur la rentabilité globale de l’ensemble. Il n’en reste pas moins que le point d’incertitude est évidemment le niveau du trafic, et que celui-ci est conditionné par la vigueur de la croissance économique.Toutefois, jusqu’ici, pour lessept premiers mois de l'année, la hausse du trafic est de 6,2% par rapport à la même période de 2010, ce qui peut laisser penser que même si un fléchissement avait lieu jusqu’au 31 décembre, l’année entière ne serait pas catastrophique.
Il n’empêche, c’est probablement ce facteur qui est à l’origine de la baisse du cours depuis l’été, dès lors que des craintes de ralentissement se faisaient jour. Par ailleurs, la sortie du FSI du capital de la société a été évoquée au printemps, ce qui ne peut que peser sur le cours. Pour cette année, le management a également revu en baisse cet été ses prévisions de croissance d’Ebitda et de chiffre d'affaires 2011 du fait de la sortie de Masternaut du périmètre de consolidation, mais à plus long terme, pour 2015, il a maintenu son objectif d'Ebitda, soit, une croissance de 40 % par rapport à celui de 2009. Au premier semestre, le chiffre d’affaires s’est élevé à 1,34 Md€, + 3,2 % à périmètre constant, le résultat opérationnel courant à 269 contre 245 m€, et le bénéfice net à 180 contre 138 m€, mais avec de l’exceptionnel comme la plus value de cession de Masternaut, et des indemnités pour sinistre. Pour l’année, le consensus attend un bénéfice par action de 3,35 € et de 3,57 pour 2012.
Objectifs de cours:
Manifestement le groupe est décidé à aller de l’avant, confiant dans sa stratégie, puisqu’il fait partie d’un consortium candidat à la privatisation des deux aéroports que le gouvernement espagnol compte privatiser. Dans ce but, le groupe a émis en juillet un emprunt obligataire de 400 m€, à échéance 2021.
Néanmoins, à 56 € nous ne sommes toujours pas très positifs en fondamental sur la valeur, car le trafic est un élément aléatoire que la société ne maîtrise pas, et l’Etat a son mot à dire dans les activités régulées du groupe, comme on l’a vu avec le nouveau Contrat. Cependant, si la conjoncture ne faiblit pas trop, l’action pourrait encore une fois reprendre de la hauteur, et retrouver dans les douze mois ses derniers plus hauts, vers 63 – 65 €. Elle peut tenter des opérateurs agiles, attirés par des allers-retours de quelques mois.Marc Bouche Copyright (c) 2012 Zonebourse.com / Combho SAS
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Valorisation |
2012e |
2013e |
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PER (Cours / BNA)
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16,6x |
14,9x |
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Capitalisation / CA
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2,16x |
2,06x |
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Valeur Entreprise / CA
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3,17x |
2,96x |
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Valeur Entreprise / EBITDA
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8,30x |
7,81x |
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Rendement (DPA / Cours)
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3,09% |
3,42% |
| Profitabilité |
2012e |
2013e |
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Marge d'exploitation (EBIT / CA)
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23,6% |
24,6% |
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Levier opérationnel (Delta EBIT / Delta CA)
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0,61x |
1,86x |
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Marge Nette (RN / CA)
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13,1% |
13,8% |
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ROA (RN / Total Actif)
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6,85% |
7,14% |
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ROE (RN / Capitaux Propres)
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9,50% |
10,1% |
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Ratio Versement Dividende
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51,1% |
51,1% |
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