
Nouvel épisode du côté d'Alitalia : Air France-KLM aurait reçu la proposition d'un accord secret de la part de la compagnie aérienne Alitalia, selon La Tribune. Cette proposition comporterait la possibilité pour Air France-KLM de prendre une participation de 10% à 20% dans le capital de la nouvelle compagnie italienne, ainsi qu'une option pour devenir majoritaire dès 2013, d'après le journal La Tribune.
Après le feu vert du gouvernement, la semaine dernière, pour modifier la loi Marzano sur les faillites, préalable à la mise en place du dernier plan de sauvetage d'Alitalia par 16 investisseurs privés, il restait à la compagnie aérienne italienne à trouver un partenaire étranger pour assurer son avenir à long terme.
Selon la presse, la compagnie aérienne allemande Lufthansa était également en lice pour un partenariat.
Mais avant de chercher un partenaire, il fallait rendre Alitalia attrayante.
Les 'bonnes fées' bloquées jusqu'en 2013
Le projet de loi adopté permet de scinder Alitalia en deux entités, l'une regroupant les filiales en difficulté qui seront placées sous tutelle et l'autre bénéficiant d'un milliard d'euros apportés par 16 investisseurs italiens, surnommés 'bonnes fées', pour relancer la compagnie aérienne sous un format plus réduit.
Dans la Compagnia Aerea Italia, futur ex-Alitalia, qui doit absorber la compagnie aérienne Air One, ces actionnaires, parmi lesquels Roberto Colaninno, PDG de Piaggio et futur patron de la nouvelle Alitalia, et Carlo Toto, patron d'Air One, n'auront pas la possibilité de vendre leurs titres avant 2013.
Compagnia Aerea Italia ambitionne d'enregistrer des bénéfices dès 2011 et d'afficher un Ebit tournant autour de 250 millions d'euros et un chiffre d'affaires de 5 milliards en 2013.
L'aval des syndicats
Concernant Air France-KLM, un premier projet de rachat d'Alitalia avait été repoussé par les syndicats puis annulé par l'arrivée au pouvoir de Silvio Berlusconi.
Hier jeudi, les syndicats d'Alitalia ont été informés qu'ils disposaient d'une semaine pour donner leur aval sur le plan de sauvetage de la compagnie.
Selon les syndicats italiens, pas moins de 7 000 suppressions de postes seraient prévus dans ce plan de sauvetage, tandis que le ministre du Travail italien évoquait plutôt 5 000 suppressions.
C.L.