
En ce qui concerne le choix d'un partenaire international pour entrer dans le capital de la nouvelle version d'Alitalia, chacun marque ses positions. Ainsi, le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, et la Chancelière allemande, Angela Merkel, se sont dits en faveur d'un accord entre la compagnie aérienne allemande Lufthansa et la nouvelle version d'Alitalia, la CAI (Compagnie aérienne italienne).
Cependant, selon des rumeurs de presse, Lufthansa voulait viser une participation autour de 40% du capital de la nouvelle Alitalia, alors que la compagnie italienne entendait laisser une part de 15% à 20% à une partenaire étranger. De plus, Silvio Berlusconi a plusieurs fois répété qu'il n'était pas question qu'une compagnie étrangère ait autre chose qu'une participation minoritaire dans Alitalia.
Par ailleurs, d'après le journal italien Il Sole, la nouvelle Alitalia aura un conseil d'administration constitué de 15 personnes. L'administrateur délégué, Rocco Sabelli, devrait rencontrer les dirigeants d'Air France et de Lufthansa cette semaine.
En début de semaine dernière, après d'âpres négociations, le plan de reprise de la CAI avait finalement été accepté par les syndicats des employés d'Alitalia. Depuis sa mise sous protection de la loi des faillites italienne, Alitalia frôlait l'écroulement chaque jour. A deuxième étape est désormais de choisir un partenaire international pour pouvoir faire redémarrer la compagnie italienne.
Au printemps dernier, Air France-KLM avait fait une proposition de rachat rejetée par les syndicats d'Alitalia et Silvio Berlusconi qui tient à Alitalia en tant que symbole national. Depuis, la compagnie française a répété son intérêt pour une prise de participation minoritaire dans la compagnie aérienne italienne.
La CAI va résulter de la fusion entre les activités rentables d'Alitalia et celles de la compagnie italienne Air One. Le plan de reprise prévoit la suppression de 3 250 postes.
C.L.