
Le secteur aérien à l'échelle mondiale est en pleine effervescence. En Europe, tout particulièrement, les rumeurs se succèdent à un rythme effréné.
C'est aujourd'hui allemande Lufthansa qui occupe le devant de la scène : la compagnie nationale allemande serait en pleine phase de discussions avec Brussels Airlines, le numéro un du secteur en Belgique, selon le Handesblatt.
Le journal allemand affirme que les deux compagnies parlementent depuis un certain temps, sans être parvenues pour l'instant à trouver un accord.
Si Lufthansa opte pour un silence prudent, se refusant à commenter le dossier, Brussels Airlines n'hésite pas à déclarer vouloir «joindre l'une des trois alliances internationales».
«Dans ce contexte, nous parlons à des compagnies aériennes», précise un porte-parole. Il faut dire que la compagnie, issue du mariage de deux compagnies belges en 2006, est l'une des dernières à ne pas faire partie d'une grande alliance internationale.
Une position de plus en plus ardue à tenir, dans un contexte de hausse des prix du carburant et de baisse du trafic.
Ce qui n'indique pas forcément un rachat de la compagnie par un autre groupe : «A ma connaissance nos actionnaires n'ont jamais exprimé une volonté de vendre», ajoute le porte-parole de Brussels Airlines.
Alors que les finances de Lufthansa sont au beau fixe après une année 2007 record, de nombreuses rumeurs d'acquisitions entourent la compagnie. La semaine dernière, les marchés tablaient sur une entrée du transporteur allemand au sein du consortium italien qui souhaiterait reprendre Alitalia.
Antoine Pietri