
La compagnie aérienne italienne Lufthansa souhaiterait non seulement acquérir une part d'au moins 20% dans le capital de la nouvelle version d'Alitalia, mais aussi en assurer la co-direction avec le groupe de repreneurs de la CAI (Compagnie aérienne italienne), sleon le journal italien La Repubblica.
Après avoir réussi à faire accepter son plan de reprise aux syndicats d'Alitalia, le groupe des investisseurs de la CAI se concentre sur le choix d'un partenaire international depuis plusieurs semaines. Les deux noms qui restent au rang de favoris sont l'allemand Lufthansa et Air France-KLM.
La compagnie aérienne française avait fait une proposition de rachat au printemps dernier mais l'avait retiré face à l'hostilité des syndicats d'Alitalia et de Silvio Berlusconi. Depuis, le groupe s'est dit plusieurs fois intéressé par une participation minoritaire.
De son côté, la candidature de Lufthansa a remporté le soutien de la Chancelière allemande Angela Merkel tout comme celui du président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, au début de cette semaine.
Cependant, à plusieurs reprises, le président du Conseil italien a insisté sur le fait qu'il voyait Alitalia comme un symbole national fort et qu'aucune compagnie étrangère n'en prendrait le contrôle. L'idée d'une co-direction de Lufthansa pourrait donc poser des problèmes.
Par ailleurs, hier jeudi, la CAI a déclaré que la validité de son offre de reprise serait encore en cours jusqu'au 31 octobre prochain.
Ce vendredi vers 10h10, le titre Lufthansa perdait 3,49% à 11,47 euros, tandis que la valeur Air France-KLM reculait de 3,79% à 12,94 euros.
C.L.