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''La faible volatilité des marchés actions est trompeuse''
Romain Boscher , Responsable des gestions actions au niveau mondial chez Amundi

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16/06/2017 | 16:15
Quel regard portez-vous sur la très faible volatilité des marchés depuis le début de l’année ?
La volatilité observée depuis le début de l’année s’est avérée particulièrement basse, au point qu’à certains moment il fallait retourner dix ans en arrière pour retrouver un tel niveau.

Elle s’explique par plusieurs facteurs cumulatifs. En premier lieu, la disparition progressive d’un certain nombre d’aléas identifiés fin décembre 2016, début janvier 2017. En particulier, des échéances politiques électorales phares, très appréhendées, mais qui sont successivement survenues sans incidence excessive : aux Etats-Unis, en Italie, aux Pays-Bas, en France.
Des craintes avaient également concerné l’état de l’économie chinoise. Elles se sont quelque peu dissipées avec les chiffres du premier trimestre.

Le second facteur qui a aidé à maintenir la volatilité à un niveau bas est la pleine prise de conscience par le marché que nous sommes davantage dans un environnement administré au niveau des taux d’intérêt par les grandes banques centrales, s’agissant de la dynamique chinoise par les autorités de Pékin. En cela il sera plus difficile de faire dérailler le marché obligataire ou la croissance mondiale, et de faire face à deux catalyseurs traditionnels d’une crise.

Un troisième élément très important qui explique la faiblesse de la volatilité moyenne des marchés réside dans la plus forte décorrélation survenue entre les titres.
Au sein d’un même secteur tous les titres ne se comportent plus comme un seul bloc. Il y a de ce fait une sorte de neutralisation des mouvements dans leur ensemble.

La faiblesse de la volatilité est en cela trompeuse…

D’une certaine manière. Si la surface est plane, ce qu’il y a derrière ne l’est pas.
Les investisseurs sont plus discriminants au regard des fondamentaux microéconomiques. Une plus grande rationalité est manifestée au regard des performances économiques des sociétés d’un même secteur. Le jeu de la diversification des titres a retrouvé sa place et a pour résultat une volatilité d’ensemble de prime abord atone.

C’est un changement de comportement par rapport à ces dernières années. Comment l’expliquez-vous ?
Par la plus grande stabilité de l’univers macroéconomique soutenue à bout de bras par les autorités publiques et les banques centrales. Auparavant l’effondrement et le rebond violent des marchés était fait de manière collective car il n’y avait pas une nette visibilité de l’environnement d’ensemble. Il n’y avait pas une bonne perception du positionnement spécifique des sociétés.

Il n’y a donc pas de complaisance du marché ?

Il n’y a pas de complaisance du marché dans la mesure où la faible volatilité que l’on pointe du doigt est une moyenne qui cache une réalité bien plus contrastée.

Vous attendez-vous à un maintien de cette stabilité de la volatilité moyenne ?

Nous ne nous attendons pas à une rupture sur ce terrain. Au regard des trois principaux points énumérés précédemment pour expliquer la faiblesse de cette volatilité moyenne, seule la première considération pourrait évoluer. Il me semble, que le marché prendra de nouveau en compte l’existence de risques apparents sur le front macroéconomique et politique : le Brexit, les élections en Italie, les tensions au sein de l’administration Trump, le dossier grec…

Dans cette optique, quelques secousses sont à prévoir d’ici la fin de l’année.

Peut-on supposer que nous sommes à mi-chemin de la performance escomptée du marché des actions européennes ?

A mon sens nous sommes à mi-chemin de la performance à escompter pour les deux prochaines années. Dit autrement, très probablement l’essentiel de la performance de 2017 est derrière nous.

Votre vision est très constructive pour 2018 ?

Absolument. C’est la raison pour laquelle il vaut mieux ne pas vendre aujourd’hui les actions détenues, et être patients pour se laisser porter par une nouvelle hausse possible à venir en 2018.

Quels sont les principaux déterminants de votre positivisme ?

Principalement la progression des profits.
Les valorisations sont revenues dans le haut de la fourchette historique. Il n’y a plus de décote significative. Nous ne devrions pas faire face à une vive accélération de la croissance réelle. Celle-ci a vocation à suivre un rythme de croisière.
En revanche, la croissance nominale est particulièrement élevée sous l’impulsion d’une remontée de l’inflation. Elle se situe autour de 3%. Elle a en cela quasiment triplé sur ces cinq dernières années.

Les entreprises qui ont effectué d’énormes efforts dans la discipline des coûts, dans la rationalisation des outils industriels, tirent un immense avantage de l’essor de cette croissance nominale. Le levier opérationnel sur la profitabilité peut pleinement s’exprimer. Ce d’autant plus que les deux secteurs qui avaient été très pénalisants pour l’évolution des profits-les banques et les pétrolières- ont fini leur purge.

Le prix du baril du pétrole n’est plus dans une tendance foncièrement négative même s’il devrait rester dans une fourchette 40-60 dollars.
En outre, il a été acté que les taux d’intérêt étaient de nature à demeurer durablement bas. Le choc induit de cette situation pour la rentabilité, la réduction nécessaire des bilans, l’accroissement des provisions est passé.

L’estimation de hausse des profits pour cette année est supérieure à 10%...

Cette estimation nous parait plausible, nous tablons même sur +20%. Une variation à deux chiffres est également vraisemblable pour l’année prochaine.

Quels principaux biais présente votre allocation aujourd’hui ?

Le marché a de nouveau ouvert très grand la porte au choix des valeurs. Nous n’avons pas vraiment de biais géographiques et sectoriels.
Nous avons en revanche un biais qualité. Nous allons en cela éviter les acteurs surendettés, fragilisés. Dans le secteur pétrolier, par exemple, nous mettons davantage l’accent sur les grands acteurs intégrés restructurés que les parapétrolières qui sont dans une position beaucoup plus délicate.

Quelles principales menaces voyez-vous pour le marché à court-moyen terme ?

Le politique crée davantage de bruit dans le marché qu’il ne le dirige réellement. L’orientation du marché est avant tout drivée par la conjoncture économique et les profits.
Même si l’éventualité d’un impeachment s’intensifie aux Etats-Unis, même si les résultats des élections législatives en Italie donnent la victoire à des partis populistes, cela ne devrait pas constituer des moteurs de déstabilisation du marché.

Ce faisant, nous distinguons trois risques structurels qui pourraient avoir une substantielle influence négative sur les profits des entreprises.
Tout d’abord les valorisations très tendues sur le marché des actions américain notamment sur les valeurs technologiques ainsi que les petites et moyennes capitalisations. Si nous avions la moindre déception sur les profits de ces sociétés, nous pourrions assister à une correction importante.
Ensuite, l’absence de mesures favorables aux entreprises de la part de l’administration Trump. Le marché a beaucoup misé sur les retombées positives de réformes « pro business » sur la fiscalité des entreprises américaines, le rapatriement des bénéfices de ces entreprises aux Etats-Unis, la dérégulation… Si ces réformes n’arrivent pas, le marché révisera sa perspective s’agissant des profits à attendre de la part des entreprises américaines…

Enfin, une troisième menace réside dans le retour d’un scénario analogue à celui de début 2016 où les taux d’intérêt et le pétrole corrigent et se retrouvent beaucoup plus bas qu’anticipé. Or les banques et les pétrolières sont deux secteurs très sensibles aux mouvements de leur matière première sous-jacentes. Nous risquerions alors de retrouver deux freins d’envergure dans la dynamique des profits des entreprises.


© Easybourse 2017
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