ARCELORMITTAL : Adapte son profil
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Analyse du 14/02/2012 | 11:12
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Eligible au PEA / SRD : OUI / NON EURONEXT AMSTERDAM Acier |
Forces : taille conséquente, intégration verticale
Faiblesses : dépendance à la conjoncture, difficultés à répercuter les hausses de prix
Raisons de la Recommandation :
2011 n’a que partiellement tenu ses promesses, après une année 2010 qui avaient vu les ventes repartir à la hausse et la rentabilité se redresser, ce qui laissait espérer qu’au fil du temps les comptes s’amélioreraient, notamment la rentabilité. Si le premier semestre a bien poursuivi dans cette voie, les chiffres publiés au titre du quatrième trimestre 2011 laissent à nouveau planer des incertitudes, en raison d’une dégradation des comptes sur la deuxième partie de l’année. Le groupe a en effet annoncé une perte de 1Md$ sur les trois derniers mois, due à la mauvaise conjoncture en Europe, bien qu’il termine l’année bénéficiaire, avec un chiffre d’affaires de 94 Md$ (vs 78 Md), un résultat opérationnel pratiquement doublé sur celui de la mauvaise année 2009 (10,1 Md contre 5,8), un résultat d’exploitation qui passe de 4,13 à 5,4 Md, mais un résultat net de 2,26 Md en recul sur les 2,9 Md de 2010. La question est évidemment qu’en sera-t-il de cette année et de ce premier trimestre ?
Dans son communiqué le groupe se montre très prudent, notamment pour les six premiers mois en Europe, qui compte 42 % de ses ventes, tous aciers confondus. Il insiste sur la morosité de la conjoncture, mais dit s’attendre à une lente reprise de la demande sur cette période grâce à un climat d’affaires un peu plus favorable. Il pense d’ailleurs que son résultat opérationnel des six premiers mois sera inférieur à celui de 2011, mais supérieur à celui du deuxième semestre dernier, ce qui laisse entrevoir un retour à l’amélioration des comptes. La crise de 2008 2009 ayant largement amputé ses marges, le groupe s’efforce depuis à les restaurer, et les privilégie aux volumes, ce qui peut expliquer que ceux de l’acier plat aient continué à baisser. Pour se protéger, il adapte son profil et a multiplié les fermetures de nombreux sites européens, en France, en Espagne et en Europe de l’Est, et rien n’indique pour l’instant qu’une réouverture rapide soit envisagée, en particulier pour ceux dont les coûts de production sont les plus élevés en raison de l’acheminement des matières premières.
Il faut également reconnaître que le contexte non seulement pèse sur la demande, mais favorise aussi des variations de prix qui sont difficiles à maîtriser ; le résultat de ces fluctuations impacte directement l’Ebitda qui passe de 88 $ la tonne d’acier au quatrième trimestre 2010 à 114 $ au troisième de 2011 pour revenir à 83 $ le trimestre suivant. Il est difficile dans ces conditions de réaliser des performances régulières ou linéaires.
C’est certainement pourquoi, depuis deux ans, l’accent a été mis en direction de l’activité minière, qui offre de meilleures marges. Sur 2011, le chiffre d’affaires de cette branche a représenté 6,268 Md$, en hausse de 43 %, et a dégagé 2,56 Md de résultat opérationnel, soit une marge de 41 %. C’est dans ce cadre que s’est inscrit le rachat du canadien Baffinland Iron Mining l’an passé. Progressivement, le profil du groupe évolue, ses investissements dans ce sens devraient le rendre moins tributaire des grands producteurs de minerais de fer. D’ailleurs, l’accès aux gisements revêt une importance planétaire, il nécessite de tels coûts qu’inévitablement le nombre d’intervenants va se réduire, que les prix seront de plus en plus élevés, ce qui se matérialise par le rapprochement en cours des plus grands producteurs.
Objectifs de cours :
Contraint de s’adapter à l’état de la demande locale, le groupe ajuste sa production du mieux possible, mais globalement il s’attend à ce que le marché mondial de l’acier progresse de 4,6 % au cours de l’exercice. Dans cette hypothèse, il escompte dans l’immédiat un maintien de ses volumes d’expédition et une hausse de la production de ses exploitations minières. C’est cette relative confiance qui a fait maintenir le dividende au même niveau que le précédent, qui, sur la base d’un cours de 17 € procure à l’action un rendement honorable de 3,3 %. Concernant le bénéfice par action attendu, le consensus l’estime autour de 2 €, avec une fourchette assez large, traduisant bien l’incertitude ambiante. Néanmoins, à l’annonce des résultats 2011, le cours avait vivement progressé, ce qui peut laisser penser que le marché est plus confiant pour cette année dans l’aptitude du groupe à faire progresser ses résultats.
Après la chute de l’action cet été qui l’avait conduite à des niveaux inférieurs aux plus bas de 2008 / 2009, un semblant de reprise se dessine ; si au fil des mois la conjoncture se reprend effectivement en Europe, le groupe en bénéficiera, et son cours pourrait retrouver ses niveaux d’avant l’été, vers 20 €. Il reste cependant réservé aux investisseurs que le risque n’effraie pas.Marc Bouche Copyright (c) 2012 Zonebourse.com / Combho SAS
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Valorisation |
2012e |
2013e |
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PER (Cours / BNA)
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8,82x |
5,15x |
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Capitalisation / CA
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0,23x |
0,22x |
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Valeur Entreprise / CA
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0,47x |
0,43x |
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Valeur Entreprise / EBITDA
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4,50x |
3,62x |
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Rendement (DPA / Cours)
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5,47% |
5,83% |
| Profitabilité |
2012e |
2013e |
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Marge d'exploitation (EBIT / CA)
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5,01% |
6,81% |
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Levier opérationnel (Delta EBIT / Delta CA)
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- |
9,72x |
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Marge Nette (RN / CA)
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2,58% |
4,33% |
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ROA (RN / Total Actif)
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3,18% |
4,53% |
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ROE (RN / Capitaux Propres)
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4,37% |
6,80% |
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Ratio Versement Dividende
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48,2% |
30,0% |
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