AREVA CI : Mauvaise nouvelle
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Analyse du 14/03/2011 | 09:26
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Eligible au PEA / SRD : NON / NON EURONEXT PARIS Electricité |
Place de Cotation : NYSE Euronext Paris
Métiers : Energie nucléaire
Marché, Positionnement : leader mondial
Forces : positionnement sur toute la chaîne, retour en force du nucléaire dans le monde
Faiblesses : lourds investissements à prévoir, pénalités de retards
Raisons de la Recommandation :
Petit à petit la société semble être venue à bout des nombreux problèmes qui lui ont compliqué la vie depuis sa création en 2001. Sur un plan financier, l’augmentation de capital prévue depuis longtemps a enfin été validée en fin d’année dernière, avec dans un premier temps la souscription par l’Etat français et le fond du Koweït à hauteur de 900 m€ au prix de 32,50 € ; à la suite de quoi les autres porteurs de parts pourront participer au travers d’une émission d’actions de préférence sans droit de vote émises à 32,17 € ; dans ce but, le nominal du certificat a été divisé par dix.
Sur un plan industriel, le Conseil de politique nucléaire tenu le mois dernier sous l’égide des pouvoirs publics, a décidé qu’Areva et EDF concluent un accord d’approvisionnement à long terme en uranium, puis qu’Areva étudie la filialisation de son activité uranium ; il souhaite d’autre part que les groupes concernés, à savoir EDF, GDF Suez et bien sûr Areva renforcent leur coopération industrielle dans l’éventualité de la construction d’un réacteur de moyenne puissance, de type ATMEA. La société, tout comme GDF Suez, réclamait cette possibilité depuis longtemps, c’est un premier pas. Il est également favorable à des négociations avec les autorités chinoises en vue d’un partenariat en matière de nucléaire civil, négociations qui devraient être menées par le CEA, l’actionnaire principal d’Areva. Mais aussi, afin d’éviter de nouveaux échecs comme celui de l’an dernier dans le grand contrat d’Abu Dhabi, il préconise l’instauration d’un comité stratégique de l’énergie nucléaire qui réunisse tous les acteurs de la filière, sous la vice-présidence d’EDF ; l’industrie nucléaire française devrait ainsi retrouver au moins un semblant d’ordre à défaut d’une complète harmonie.
D’autre part, après bien des déboires et surtout des provisions, l’EPR, le réacteur de troisième génération, semble être devenu une référence en matière de réacteurs français, témoignant ainsi du savoir-faire de l’entreprise, souvent décrié, encore plus moqué ; le projet est actuellement en voie d’achèvement, la prochaine étape, à savoir le chargement de combustible est prévue avant la fin 2012, et l’entrée en service commercial, fin 2013. Si les délais sont tenus, l’entreprise pourra alors mettre en avant son savoir-faire, même si le coût final dépasse largement celui du projet initial.
Quant aux comptes du groupe pour 2010, ils ne sont pas si mauvais qu’il peut paraître ; certes le résultat opérationnel publié est une perte de 423 m€, le premier négatif de son histoire comme l’a largement souligné la presse, mais il s’entend après des provisions pour ajustement comptable d’actifs miniers payés un peu chers (- 426 m€), ainsi qu’un complément de provisions sur les projets Réacteurs et Services (- 427 m€) ; hors ces éléments exceptionnels, il serait passé de 331 à 532 m€ ; en contrepartie, une plus value de 1,2 md€ suite à la vente de sa branche T&D à Alstom et Schneider est enregistrée, ce qui conduit à un résultat net part du groupe de 883 m€. Le métier de l’entreprise rend les provisions ou ajustements comptables inhérentes à la vie du groupe, l’exemple de l’EPR finlandais est là pour le démontrer.
Néanmoins, il faut noter que la société a réduit ses frais généraux et ses coûts à hauteur de 450 m€, alors que d’autres économies seraient prévues ; au final le chiffre d’affaires s’est établi à 9,1 Md€, en croissance de 5 % à données comparables, et le carnet de commandes a avancé légèrement, à 44,2 Md€ ; enfin, le cash flow dégagé a permis de réduire la dette de 3,67 à 2,5 Md€, soit un taux d’endettement de 28 % des fonds propres. Le problème des investissements à venir est désormais moins crucial. Reste en suspens le maintien ou non de sa dirigeante, candidate à sa propre succession et dont le mandat arrive à échéance fin juin, mais dont la reconduction se décidera au dernier moment en haut lieu.
Objectifs de cours:
Malheureusement, au moment où l’entreprise vise de nouveaux marchés à l’international, où les pouvoirs publics cherchent à regrouper tous les intervenants du métier, et alors que la Commission Européenne vient de proposer un plan de route pour lutter contre le réchauffement climatique, la situation inquiétante d’une centrale nucléaire au Japon depuis deux jours constitue une mauvaise nouvelle, qui va très certainement largement relancer le débat sur le nucléaire et ses dangers potentiels.
Les conséquences pour le groupe sont pour l’instant difficiles à évaluer, hormis celle de l’image du métier. Il pourra bien sûr mettre en avant l’âge de beaucoup de réacteurs dans le monde, y compris en France, mais cet argument pourrait aussi se retourner contre lui. A 34 € le cours du certificat n’est certes pas très élevé, mais risque bien de ne pas l’être pendant longtemps. En raison des incertitudes concernant les craintes bien légitimes que son métier peut inspirer, et aussi de l’identité de son futur manager, l’on ne peut que conseiller l’abstention sur le titre.Marc Bouche Copyright (c) 2012 Zonebourse.com / Combho SAS
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Valorisation |
2012e |
2013e |
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PER (Cours / BNA)
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28,6x |
7,09x |
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Capitalisation / CA
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0,38x |
0,36x |
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Valeur Entreprise / CA
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0,84x |
0,81x |
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Valeur Entreprise / EBITDA
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9,77x |
6,59x |
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Rendement (DPA / Cours)
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0,60% |
2,48% |
| Profitabilité |
2012e |
2013e |
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Marge d'exploitation (EBIT / CA)
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4,31% |
8,98% |
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Levier opérationnel (Delta EBIT / Delta CA)
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22,6x |
18,5x |
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Marge Nette (RN / CA)
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1,33% |
4,39% |
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ROA (RN / Total Actif)
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- |
- |
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ROE (RN / Capitaux Propres)
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5,15% |
7,18% |
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Ratio Versement Dividende
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17,0% |
17,6% |
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