(Easybourse.com) Pourriez-vous nous présenter ce nouveau partenariat signé avec Mappy ?
Il s'agit pour notre entreprise d'un partenariat très important qui répond tout à fait à la démarche B to B qui a suivi notre introduction en bourse. L'accroissement du B to B chez nous ne consiste pas nécessairement à aller vers les agences de voyage pour développer l'activité, mais plutôt à nouer de grands partenariats avec des acteurs essentiels du tourisme.
Avec Mappy, nous sommes complètement dans ce registre, puisque ce groupe représente le premier acteur du E-tourisme en France avec plus de 7,2 millions de pages lues en visiteur unique chaque mois, et correspond parfaitement à la philosophie que nous souhaitons adopter.
Cette alliance semble être dans la continuité de votre démarche, déjà initiée avec Fastbooking…
Ce partenariat est effectivement de la même veine. Notre accord avec Fastbooking est toutefois légèrement différent, dans la mesure où il nous permet de proposer un complément à notre offre de base de location de voiture, en l'occurrence la réservation de la chambre d'hôtel. Il s'agit par conséquent d'un accord réciproque avec Fastbooking.
Avec Mappy, il s'agit davantage d'un accord qui devrait apporter de la visibilité et de la crédibilité à AutoEscape. C'est à ce niveau là que nous sommes d'ailleurs très satisfaits.
Envisagez-vous encore d'autres alliances afin de compléter votre offre ?
AutoEscape restera toujours un acteur spécialiste de la location de voiture. Maintenant, c'est aussi notre stratégie, de développer de la valeur ajoutée puisque si on n'a pas de flotte de location de voiture à proposer, notre métier et notre axe de différenciation par rapport à nos partenaires loueurs ou fournisseurs c'est de proposer un maximum de valeur ajoutée à l'utilisateur.
Avec Fastbooking, nous proposons une offre supplémentaire, de même avec Mappy, puisqu'on fournit un service d'orientation en plus. Si à l'avenir on devait trouver d'autres compléments à notre activité et à notre cœur de métier, nous continuerons bien entendu dans cette voie là.
Vous avez ouvert «autoescape.co.uk». Quelle est votre stratégie pour pénétrer le marché britannique ?
Nous avons ouvert «autoescape.co.uk» dès le 1er avril, sur le même schéma que ceux d'Espagne et d'Italie, avec une spécificité résultant de raisons fiscales : la création d'une filiale, AutoEscape Limited.
Nous nous sommes introduits en bourse pour mettre en place une stratégie de croissance externe, notamment avec un axe de priorité forte sur le Royaume-Uni. Il était donc important pour notre groupe de ne pas attendre la réalisation et la concrétisation de cette croissance externe mais également de nous lancer sur ce marché, de façon à challenger directement nos concurrents et, éventuellement, les cibles que l'on pourrait avoir.
Dans les négociations que l'on mène aujourd'hui avec les cibles qu'on a dans le cadre de notre croissance externe, on se rend d'ailleurs compte qu'on les challenge bien. L'objectif est donc atteint.
Par ailleurs, le marché britannique est extrêmement mature dans le monde de la location de voiture. Ainsi, une location de voiture sur deux en Angleterre ne passe pas par un guichet traditionnel. Il s'agit donc d'un marché bien développé et très habitué au «brokerage».
C'est pour cela d'ailleurs, étant donnée la grande difficulté d'accès à ce marché, que nous avons privilégié l'acquisition de compétences par croissance externe plutôt que d'investir massivement afin de soutenir fortement le développement d'AutoEscape au Royaume-Uni.
Depuis votre IPO en janvier dernier, la cotation du titre AutoEscape vous paraît-elle satisfaisante ?
Nous en sommes très satisfaits puisque la cotation de notre titre croît de manière prudente et raisonnable. A ce stade, nous sommes en phase avec les résultats financiers.
Quant au trou d'air autour du 19 juin, il est consécutif à deux évènements :
d'abord, à une forte progression les semaines précédentes suite à l'annonce du partenariat avec Fastbooking qui a été très apprécié par les investisseurs. Le titre est alors monté à un peu plus de 7 euros.
puis le 18 juin, nous avons publié nos résultats sur le premier semestre de l'exercice en cours, avec un effet de saisonnalité fort qui, pour nous, ne remet pas en cause la bonne marche de la société, mais qui fait apparaître des pertes qui sont récurrentes au regard des exercices précédents à la même époque de l'année.
Quelles sont vos perspectives en termes de chiffres pour le second semestre ?
Nous communiquerons le 25 juillet l'état des réservations du troisième trimestre. Ce qu'on peut constater dès à présent c'est qu'après un très bon premier semestre, avril et mai ont enregistré des rythmes de croissance inférieurs à ce que nous avons connu précédemment, de même que pour l'ensemble des acteurs du tourisme français d'ailleurs.
Il y a en effet un contexte spécifique à la France - qui représente encore 90% de notre marché source - lié aux élections présidentielles d'une part, et au week-end de mai et les élections législatives d'autre part. Globalement, pour l'ensemble des acteurs du tourisme, cette période n'a donc pas été à la hauteur des espérances que l'on pouvait nourrir.
Propos recueillis par Nicolas Sandanassamy
- 03 Juillet 2007 - Copyright © 2006 www.easybourse.com