Retenir
NOS SERVICES Portefeuille TRADER Portefeuille INVESTISSEUR Portefeuille INTERNATIONAL TRADING MANAGER CONCOURS BOURSIER
 
Rechercher
Cotations dynamiques   
On
 | Off

Accueil Zonebourse  >  Actions  >  NYSE Euronext Paris  >  AXA   CS   FR0000120628

AXA (CS)

Cours en temps réel Temps réel - 20/11 21:34:05Cours en différé. Temps Différé - Euronext
11.44 EUR   -11.04%
19/11 | 16:01 Interview de Aurore Wanesson-Raynaud, Stratég..
19/11 | 10:14On achètera le support
13/11 | 16:38 Lansdowne Partners Limited: Modèle type de déclarati..
SynthèseCotationsAnalyse graphiqueActualitésAgendaSociétéFondamentauxConsensusPositionsDérivésForum
Synthèse actualitéToute l'actualitéRecommandations des analystesAnalyses ZonebourseInterviewsActualités RSS
Sebastian Paris-Horvitz
Directeur de la Stratégie d'Investissement pour AXA IM
Interview réalisée le 30/09/2008

« Les taux de la BCE pourraient s'élever à 3,25-3% en 2009 »

(Easybourse.com) Quel regard portez vous sur les perspectives d'évolution de l'inflation en Europe?
A court terme, nous assistons à un choc déflationniste associé aux répercussions de la crise financière.
Le ralentissement de la croissance économique ainsi que la baisse des prix des matières premières devraient apaiser les tensions inflationnistes.
Nous anticipons un niveau d'inflation aux alentours de 2% dès l'année prochaine.

Cette inflation pourrait chuter de manière plus significative aux Etats-Unis.
L'inflation américaine pourrait se situer en dessous de 2% vers le milieu de l'année prochaine. 

Pour certains experts, nous devrions entrer à plus long terme dans un nouveau régime d'inflation ?
Je ne pense pas que nous puissions parler de nouveau régime.
Il est certain que nous avons quitté la grande période de désinflation que nous avons connue entre les années 80 jusqu'au milieu des années 90.

Nous entrons dans une période où l'inflation subira un certain nombre de pressions venant des matières premières, du vieillissement de la population, de la détérioration des finances publiques, de la montée du protectionnisme de certains pays, ou encore du coût des incitations en faveur de la protection de l'environnement.

Il sera plus difficile pour les banques centrales de mener des politiques monétaires accommodantes.
La BCE devra lutter contre l'ensemble de ces chocs afin d'empêcher que l'inflation ne soit durablement plus élevée.

L'inflation pricée sur les marchés financiers vous paraît-elle cohérente avec la réalité économique ?
Ce que pense le marché sur l'inflation dans les cinq prochaines années nous semble être trop imprégné des évolutions de très court terme, notamment outre-Atlantique. 
Les anticipations tablent sur une inflation aux Etats-Unis de l'ordre de 1,1%. Nous pensons qu'elle sera bien plus élevée.

Quel regard portez-vous sur la politique menée par la BCE ?
La BCE a toujours été plus longue à la détente que les autres banques centrales.
Son objectif essentiel étant le maintien d'une stabilité des prix, elle veut s'assurer auparavant que les risques de second tour sont exclus.

Je pense que ces risques devraient s'effacer dans les mois qui viennent. De fait, la BCE devrait procéder à une baisse de ses taux afin d'éviter que le ralentissement économique ne devienne trop brutal.
Nous tablons sur une diminution des taux d'environ 100 à 150 points de base au cours de 2009. Ils pourraient donc s'élever à 3,25-3 %.
 
De quelle manière appréhendez-vous l'évolution du prix du baril ?
Nous prévoyons un prix du baril inférieur à 100 $ d'ici la fin de l'année.
La demande devrait en effet subir un choc plus important que ce que le marché anticipe aujourd'hui.
Ce prix devrait perdurer tout au long de l'année prochaine.

Cependant, un facteur de court terme tire le pétrole à la hausse. Il s'agit de la faiblesse du dollar.
Nous sommes actuellement à une parité euro/dollar autour de 1,45. Il est possible que la devise américaine s'affaiblisse davantage dans les semaines à venir.

Par suite, un renforcement durable du dollar devrait se dessiner dans un délai d'un an.
Les autorités américaines vont s'efforcer de résorber un certain nombre de déséquilibres internes, à commencer par la faible épargne du consommateur. Ceci devrait renforcer l'économie du pays et favoriser la reprise de la croissance économique mondiale aidant par conséquent le dollar à se redresser. Nous ne croyons pas à la fin de l'étalon dollar.

Nous devrions avoir un dollar de 1,35 vers la fin de l'année 2009.

Qu'en est il de l'évolution du pétrole à moyen terme ?
La tendance sera une augmentation du prix du baril. La pénurie de l'offre face à une demande toujours plus importante étant le principal élément explicatif.

La redéfinition du mandat de la BCE est elle envisageable dans un moyen/long terme?
 Il est vrai que la BCE a eu du mal à maintenir son objectif ces dernières années. Les différents chocs à venir ne faciliteront pas la gestion de la politique monétaire européenne.

Néanmoins, je ne pense pas que la BCE sera amenée à abandonner sa cible des 2 %.

S'il y a une redéfinition du mandat de la BCE, ce sera alors un choix politique et non un choix purement économique, même si on peut discuter le caractère arbitraire de la cible de 2%.

Je ne pense pas que le constat d'une inflation plus élevée que la cible définie amènera la BCE à modifier d'elle-même son objectif.

En outre, une modification de son objectif d'inflation à la hausse traduira pour la BCE une certaine validation des chocs auxquels elle sera confrontée. Le discours actuel de la BCE est bien loin de cela.

Diriez-vous pour autant que la politique de la BCE est une politique adaptée sachant que l'inflation européenne a atteint cette année des records et que celle-ci est de 4% à présent ?
L'idée n'est pas que l'inflation soit de manière continue au niveau de 2%. Avec la flambée des prix des matières premières, la BCE a souhaité mener une politique plus rigoureuse dans le but d'éviter tout effet de second tour.

Nous ne pourrons juger de la bonne conduite de cette politique que l'année prochaine.

Ce que nous pouvons constater, pour l'heure, c'est que l'inflation globale n'est pas très élevée si nous l'analysons comparativement à la forte augmentation des prix des matières premières.

En outre, la BCE paraît négliger le choc déflationniste associé à la crise financière et pourrait se retrouver forcée à ajuster très rapidement sa politique. Ce qu'elle n'aime pas. .

Les obligations indexées vous semble t-elles constituer de bons instruments de placement ?
A court terme, il y a des points d'entrée très intéressants pour entrer dans l'inflation aux Etats-Unis. Les anticipations d'inflation aux Etats-Unis, dans les cinq années à venir, sont comme j'ai pu l'indiquer erronées.

Les pressions à moyen terme sur l'inflation conduiront les acteurs qui doivent couvrir leur passif contre l'inflation à investir dans les obligations indexées.

Au demeurant, ces obligations permettent de se protéger à la fois contre une forte augmentation des prix des matières premières, contre les pressions salariales éventuelles liées à la démographie, et contre les risques d'avoir des coûts plus élevés liés à l'environnement.

Est-il possible de moduler une exposition à ces obligations ? 
Les gérants ne se contentent pas d'acheter une obligation indexée et d'attendre que le temps passe.

Si le risque inflationniste existe bel et bien, celui-ci peut ne pas se matérialiser, ou se concrétiser conformément aux anticipations du marché.

Il y a alors lieu de moduler et de réduire la voilure si on est très exposé à ce risque.

C'est pourquoi, à l'instar des obligations classiques, les obligations indexées font l'objet d'une gestion dynamique.

La gestion alternative constitue-t-elle une bonne méthode pour lutter contre l'inflation ?
Toutes les gestions sont les bienvenues si elles apportent de la valeur et une bonne maîtrise des risques aux clients.

Se protéger contre l'inflation est une décision stratégique importante.
Je ne pense pas que la gestion alternative ait un avantage supérieur à la gestion classique eu égard à l'inflation.

Propos recueillis par Imen Hazgui

- 30 Septembre 2008 - Copyright © 2006 www.easybourse.com

Réagir à cet article
Dernières actualités sur AXA
19/11 | 16:01 Interview de Aurore Wanesson-Raynaud, Stratégiste au ..
19/11 | 10:14On achètera le support
13/11 | 16:38 Lansdowne Partners Limited: Modèle type de déclarations sur ..
12/11 | 04:18 Interview de Hervé Lievore, Stratégiste au sein d'AXA..
07/11 | 16:31 Lansdowne Partners Limited: Modèle type de déclarations sur ..
07/11 | 12:40 Information relative au nombre total de droits de vote et d'..
06/11 | 16:17 Lansdowne Partners Limited: Modèle type de déclarations sur ..
06/11 | 11:20 En repli après les chiffres d'activités sur 9 mois.
06/11 | 08:58 Chiffre d'affaires en repli au 3e trimestre.
06/11 | 08:08 - Indicateurs d'Activité des 9 premiers mois 2008
Graphique de news
Court termeMoyen termeLong terme

Actualités

Fermer

Actualité

Fermer
Mes valeurs 
- Liste vide -
>> Devenez membre, c’est gratuit
   
Qui sommes nous ?   |   Contact   |   Avertissement légal    |   Recrutement   |   Devenir membre   |   Devenir client   |   
Graphiques Dynamiques : IT Finance / GL  |  Analyse Fondamentale : Combho SAS CIF N°D007078 membre CNCIF agréée AMF  |  Fondamentaux et Consensus : Cofisem, Reuters
Actualités : Dow Jones Newswires, Reuters, Lesechos.fr, Cercle Finance, Abcbourse.com, Investir.fr, Agpresse, Company News, Actusnews et Business Wire.
Cotations bourses NyseEuronext, Nasdaq en différé de 15 minutes, Indices Nasdaq et Dow Jones en provenance de Dow Jones & Company sont en différé de 15 minutes,
Indice CAC 40 en temps réel, bourse Tradegate et devises en Temps réel. Autres bourses et indices en fin de journée. Source : Interactive Data -Tijd Beursmedia
Copyright ©  2001- 2008 Surperformance SAS /