AXA : En transition, toujours
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Analyse du 04/03/2011 | 08:39
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Eligible au PEA / SRD : OUI / OUI EURONEXT PARIS Assurance vie |
Place de Cotation :NYSE Euronext Paris
Métiers : Assurances
Marché, Positionnement :2ème européen
Forces :Solidité financière, cash flow
Faiblesses :Dépendance à la tenue des marchés financiers
Raisons de la Recommandation :
L’on aurait pu penser qu’après l’exercice 2009 qui semblait avoir été l’année la plus difficile pour le groupe du fait de la crise financière et des risques économiques, celui de 2010 témoignerait d’un redressement des comptes, ce n’est pas tout à fait le cas. Si le chiffre d’affaires est resté stable encore une fois, vers 90 Md€, tout comme le résultat opérationnel (3,88 Md€) le résultat net s’est replié, de 3,61 Md à 2,75 Md€, sous l’effet de provisions pour dépréciation. Mais le dividende est quand même relevé à 0,69 €.
En 2009 la crise financière et la règlementation avaient affecté les comptes, l’an passé c’est le secteur de l’assurance-vie qui a pénalisé le groupe. Non seulement la baisse des taux d’intérêts ne favorise pas le secteur, mais les couvertures prises sur les marchés pour garantir certains produits ont coûté plus cher que prévu, pour cause de forte volatilité ; en plus, le problème des dettes souveraines européennes a mis le projecteur sur les assureurs, qui sont les premiers détenteurs de ce type d’obligations, jusqu’ici plutôt protectrices ; c’est le cœur financier de leurs investissements qui a été touché : il faut tenir compte de dépréciations, ajustées au fil du temps certes, mais qui finissent par coûter très cher.
La gestion d’actifs qui fait généralement figure de socle solide n’a pas rempli son rôle en 2010 et Axa a du supporter un grand nombre de nettoyages chez certaines filiales et notamment chez Axa Rosenberg suite à une erreur informatique. C’est dommage, car 2010 n’a pas été l’année la plus difficile sur les marchés financiers, et l’avenir du secteur de l’assurance-vie peut inspirer quelques inquiétudes. En effet, le problème qui le menace au moins en France pour les années à venir, est qu’après une baisse longue et prononcée des taux d’intérêts, qui a suscité une souscription massive des épargnants dans les contrats en euros, toute remontée un peu accentuée des taux serait dommageable à ce type de contrats : l’essentiel des portefeuilles est constitué d’emprunts à taux faibles, et donc rapportent moins, et seraient très vulnérables, donc perdraient en capital, si les taux remontaient de 100 ou 200points de base. Si l’on ajoute un renforcement probable de la fiscalité en France sur cette épargne, le risque l’an prochain et les suivants, à l’annonce de rendements moins rémunérateurs, est d’assister à un mouvement de décollecte conséquent de la part des épargnants, qui inquiète déjà les assureurs. Ce pôle de gestion d’actifs, déjà décevant en 2010 pourrait bien s’avérer pénalisant plus durablement.
Seule l’assurance dommages a vu son chiffre d’affaires dans le groupe progresser (+ 5 %) l’an dernier, mais c’est surtout du fait de l’augmentation des primes payées par les assurés (+ 3,8 % en moyenne). Heureusement, le ratio sinistre à primes a été amélioré, malgré les catastrophes climatiques.
Le management a qualifié de « transition » l’exercice 2010 et promet pour 2011 plus de réactivité, avec l’intention d’allouer le capital aux métiers dont les marges sont les plus élevées ; c’est ainsi que son activité d’assurance vie au Royaume Uni a été cédée, mais c’est elle qui a conduit à passer dans les comptes une moins value de 1,5 md€. Redéfinir les priorités est bien normal, mais lorsque les plus values latentes sont épongées, il faut tenir compte du coût de ce repositionnement, et de la lenteur avec laquelle il va se traduire dans les comptes.
Objectifs de cours:
Le secteur de l’assurance qui depuis des décennies avait été assez défensif dans les marchés financiers chahutés a, cette fois-ci avec la survenance de la crise financière, montré sa vulnérabilité ; le cas n’est pas propre à Axa, Allianz ou Generali en Europe ne sont pas mieux protégés. C’est ce qui explique que le marché n’accorde plus de prime au secteur et que les ratios appliqué à leurs actions restent faibles.
Néanmoins, avec un dividende relevé qui procure un rendement de 4,7 %, un espoir de redressement des résultats cette année, il n’est pas interdit de penser que les capitaux reviendront s’investir dans le secteur et sur la valeur. Depuis le début de l’année, à près de 15 € celle-ci a d’ailleurs fait preuve d’un rebond appréciable, même s’il vient d’être écorné ces jours-ci. Si l’on est actionnaire, le pire est certainement passé, mais l’avenir risque d’être moins serein que ce qu’il a été.
Marc Bouche Copyright (c) 2012 Zonebourse.com / Combho SAS
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Valorisation |
2012e |
2013e |
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PER (Cours / BNA)
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4,99x |
4,60x |
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Capitalisation / CA
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0,24x |
0,23x |
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Valeur Entreprise / CA
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0,33x |
0,31x |
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Valeur Entreprise / EBITDA
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5,30x |
4,82x |
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Rendement (DPA / Cours)
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8,08% |
8,76% |
| Profitabilité |
2012e |
2013e |
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Marge d'exploitation (EBIT / CA)
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6,53% |
7,10% |
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Levier opérationnel (Delta EBIT / Delta CA)
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0,37x |
7,16x |
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Marge Nette (RN / CA)
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4,74% |
5,05% |
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ROA (RN / Total Actif)
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0,40% |
17,0% |
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ROE (RN / Capitaux Propres)
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10,6% |
10,8% |
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Ratio Versement Dividende
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40,3% |
40,3% |
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