Europe-Les banques ne sont pas les cibles des vendeurs à découvert
18/05/2012 | 18:50
Les grandes valeurs bancaires de
la zone euro intéressent peu les vendeurs à découvert sur les
Bourses européennes, selon les dernières données de Data
Explorers, un cabinet de recherche spécialisé dans les
statistiques de ce type d'opération.
Ce vendredi, des rumeurs de marchés faisant état de rachat
de positions vendeuses à découvert auraient été à l'origine d'un
rebond des valeurs bancaires.
"Quand on ne sait pas quoi dire on dit que c'est des rachats
de short. C'est possible mais invérifiables", dit un analyste
d'une grande banque.
Les données de Data Explorers sur les prêts-emprunts de
titres indiqueraient plutôt que la récente baisse des valeurs
bancaires serait davantage le fait d'investisseurs finaux que de
spéculateurs de court terme.
Un vendeur à découvert joue la baisse d'un titre. Il
l'emprunte à un prix donné, le revend, puis le rachète à un prix
inférieur avant de le rendre au prêteur en empochant la
différence.
Seul 0,37% des actions de Banco Santander, la plus
grosse banque européenne par la capitalisation boursière, font
actuellement l'objet d'une opération de prêt, ce qui en fait la
valeur la moins vendue à découvert de l'indice IBEX de
la Bourse de Madrid.
En moyenne 4,2% des actions des valeurs composant l'indice
phare de Madrid font actuellement l'objet de prêts.
Même chose à Paris, où les titres de Société générale
et de Crédit agricole prêtés représentent
respectivement 1,6% et 2,0% de leur capital.
SocGen a clôturé en hausse de 2,3%, Crédit agricole de
0,37% après avoir touché un plus bas historique cette semaine.
Santander a gagné 2,97%.
(Blaise Robinson, version française Raoul Sachs, édité par
Julien Ponthus)