Ce sommet pétrolier, réuni à l'instigation du roi Abdallah, n'a peut-être pas changé la face du monde (à 200 000 barils/jour près...) mais, d'une part, il a démontré que l'Arabie Saoudite, premier producteur mondial de brut et surtout seul pays de l'OPEP disposant (tout du moins sur le papier...) d'une marge d'augmentation significative de sa production à relativement brève échéance, s'est enfin décidé, pression américaine oblige, à monter au créneau. D'autre part, il a, par delà les effets d'annonce, eu le grand mérite de bien souligner les grandes lignes de partage - de fracture ouverte ?... - de la confrontation grandissante entre pays producteurs et pays consommateurs de pétrole.
Ces derniers, Etats-Unis en tête, continuent, d'une part, de stigmatiser l'insuffisante adaptation de la capacité de production de l'OPEP à l'envolée, structurelle, de la demande et, d'autre part, de rejeter la thèse, saoudienne notamment, de la spéculation en tant que principal élément explicatif de l'actuelle inflation des cours du brut.
Ce qui est nouveau, en revanche, c'est que Riyad commence à s'inquiéter publiquement tant de l'impact d'un baril à plus de 130 dollars sur la demande globale que du risque d'une accélération du développement des énergies de substitution.
Le royaume wahhabite a donc déclaré qu'il s'estimait capable d'augmenter sa production de brut de 50 % en cas de nécessité ! Même s'il s'agit clairement la d'une démarche salutaire, les esprits chagrins auront beau jeu de n'y voir que des vœux pieux et de soutenir qu'en tout état de cause, ces barils surnuméraires ne sont pas près d'arriver sur le marché ; et il est à craindre qu'ils n'aient malheureusement raison, en l'espèce...
Force sera donc de partager l'analyse désabusée du ministre indien de l'énergie hier soir : « que peut-on faire de plus ? »...
Les produits ABN AMRO| Isin | Mnémo | Type | Sous-jacent |
| FR0010307439 | 1008N | Certificat Open-end | Brent |
| FR0010371534 | 1170N | Certificat Open-end Quanto | Brent |