A toutes fins utiles, rappelons qu’il existe deux grands types de café : l’arabica, d’une part, coté à New York, fin et aromatique et principalement produit au Brésil, et le robusta, d’autre part, plus riche en caféine, cultivé au Viet Nam notamment et coté à Londres. Or, après avoir évolué de concert depuis le début de l'année sous l’effet de l'afflux massif de liquidités dans la classe d’actifs en général... et les produits tropicaux en particulier... les deux principales variétés de graines de café suivent depuis quelques semaines des trajectoires relativement contrastées : le café Robusta enregistre ainsi une performance positive de 20 % depuis le début d’année... tandis que l’Arabica, après avoir récemment plongé dans une sévère disgrâce, affiche quant à lui des pertes de l’ordre de 6 % en 2008... Que faut-il en déduire ?
Là encore, l’analyse des fondamentaux explique largement de telles disparités : la récente révision à la hausse de la production brésilienne justifie ainsi dans une large mesure la baisse de l’Arabica, tandis que, concomitamment, la surperformance relative du Robusta depuis la nette consolidation du compartiment durant le mois de mars trouve principalement ses raisons dans le net recul des exportations indonésiennes, deuxième producteur mondial...
Ceci étant posé, le net regain de volatilité enregistré sur le sous-jacent illustre également très bien certains errements spéculatifs qui commencent, non pas à se généraliser, mais tout du moins à se répandre sur les matières premières en général et les soft commodities en particulier... Et il est à cet égard significatif de souligner que la spéculation est probablement plus importante sur l’Arabica que sur le Robusta... Exprimé en d’autres termes, s’il est vrai que le café Arabica a baissé plus vite que son alter ego, il montera également plus vite... A bon entendeur.
Les produits ABN AMRO| Isin | Mnémo | Type | Sous-jacent |
| FR0010304352 | 1003N | Certificat Open-end | Café |
| FR0010371435 | 1160N | Certificat Open-end Quanto | Café |