CAP GEMINI : Stagnation inquiétante
Forces : marché en croissance, effectifs nombreux en « offshore »
Faiblesses :dépendance à la conjoncture, marges fluctuantes
Raisons de la Recommandation :
Si l’on regarde l’évolution boursière de la société, plus que la déception, c’est l’inquiétude qui prédomine ; à 25 € le cours se retrouve au même niveau qu’en mars 2009, mais aussi qu’en 2004 et même 2002, soit une décennie perdue. Pour quelles raisons ? La société figure pourtant parmi les leaders mondiaux du conseil, des services informatiques et de l’infogérance ; il s’agit de métiers en croissance et en évolution permanente, où de nouveaux acteurs font irruption et où la taille comme l’implantation mondiale sont des atouts. Mais c’est aussi un métier cyclique, directement lié à la croissance économique,
Il suffit de regarder l’évolution de la marge opérationnelle de l’entreprise depuis cinq ans pour s’en rendre compte : elle est restée cantonnée dans une fourchette comprise entre 3,6 et 6,7 %, avec des rechutes sévères, comme en 2009. L’origine de cette faiblesse tient peut-être à la répartition géographique de son activité, essentiellement réalisée dans les pays matures : 77 % en Europe et 18 % environ aux Etats-Unis. A noter que 60 % des ventes se font sur trois pays, la France (22 %), le Royaume Uni (22 %) et le Benelux (16 %) ; dans ces deux derniers pays, le dirigeant reconnaissait récemment que la demande régressait encore. Les pays en croissance ne comptent donc que pour 5 %, or c’est là-bas que l’activité est la plus soutenue. C’est pourquoi, en plus de se positionner sur des métiers à plus forte valeur ajoutée, le groupe a cassé sa tirelire pour commencer à se déployer vers ces régions. Un peu tard ?
L’importante trésorerie dont disposait le groupe a en effet été sérieusement entamée pour revenir en quelques trimestres de près d’un milliard, à 169 m€ à fin juin. Après avoir déboursé plus de 500 m€ en 2010, depuis le début de l’année le groupe a procédé à de nombreuses acquisitions, dont la plus importante, pour 380 m€ environ, a concerné la société Prosodie, qualifiée de spécialiste du cloud computing. Il a aussi pris pour 233 m€ une participation de 55% dans son homologue brésilien CPM Braxis, pour participer au fort développement du marché des services informatiques en Amérique du Sud, marché estimé à 26 Md$ ; il a aussi fait l'acquisition du fournisseur de services informatiques allemand CS Consulting GmbH, celle de Strategic Systems Solutions, fournisseur mondial de services informatiques pour les services financiers. Sans oublier deux opérations en France, les sociétés Artesys, spécialiste des solutions d'infrastructure et Avantias, dans la gestion de contenus électroniques. Le but de ces opérations est évidemment de compléter son offre, de combler son retard dans certains domaines, et de s’implanter sur les pays en croissance où le groupe vise un objectif de 10 % des ventes à terme.
Pour ce qui est de la rentabilité, l’objectif de marge opérationnelle « à moyen terme » reste fixé à 10 %, mais pour cette année, sur le premier semestre, qui a enregistré une croissance du chiffre d’affaires de 7,4 % en données comparables, elle est certes en hausse, mais à seulement 6,1 % ; il reste du chemin à parcourir avant d’arriver à l’objectif, puisque sur l’exercice entier, le management escompte entre 0,5 et 1 % de marge supplémentaire
Objectifs de cours :
En juin 2010 il semblait que la demande revenait et que la croissance allait suivre. Entretemps, le groupe a tempéré son optimisme, déjà à l’automne 2010, et ajusté à la baisse ses prévisions annuelles, ce qui n’avait pas été apprécié par les investisseurs.
Sans doute, un jour, les acquisitions réalisées porteront-elles leurs fruits, à la fois en termes de croissance organique et de rentabilité, notamment grâce à Prosodie dont la marge opérationnelle est voisine de 16 %, mais dans un premier temps, il faut intégrer toutes ces sociétés, faire en sorte que l’ensemble dégage des synergies, qu’une stratégie claire et globale soit appliquée, et surtout que la croissance économique ne fasse pas défaut. Le cours de l’action semblait avoir retrouvé une tendance haussière depuis début 2009, mais les craintes d’une rechute de la croissance mondiale survenues cet été ont brutalement ramené le cours vers ses plus bas niveaux.
Devant ces incertitudes et face au temps nécessaire à l’intégration citée plus haut, il nous semble préférable, même à 25 €, de rester à l’écart de la valeur. Trop de contretemps et de déceptions ont émaillé le parcours du titre depuis le sommet de mars 2000, lorsqu’il culminait à plus de 300 €.
Marc Bouche Copyright (c) 2012 Zonebourse.com / Combho SAS
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Valorisation |
2012e |
2013e |
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PER (Cours / BNA)
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12,5x |
10,6x |
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Capitalisation / CA
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0,43x |
0,42x |
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Valeur Entreprise / CA
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0,37x |
0,33x |
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Valeur Entreprise / EBITDA
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4,00x |
3,44x |
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Rendement (DPA / Cours)
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3,61% |
4,10% |
| Profitabilité |
2012e |
2013e |
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Marge d'exploitation (EBIT / CA)
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7,05% |
7,61% |
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Levier opérationnel (Delta EBIT / Delta CA)
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5,42x |
3,36x |
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Marge Nette (RN / CA)
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3,71% |
4,28% |
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ROA (RN / Total Actif)
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4,50% |
5,13% |
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ROE (RN / Capitaux Propres)
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9,21% |
10,0% |
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Ratio Versement Dividende
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45,2% |
43,4% |
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