BOGOTA (AFP) -- Le ministre de la Défense colombien, Juan Manuel Santos, a affirmé jeudi que des supermarchés, dont deux succursales du groupe français Carrefour à Bogota, étaient victimes d'extorsion de fonds de la part de la guérilla des Farc.
"Nous allons convoquer une réunion avec les présidents des grandes surfaces commerciales car il y a un problème d'extorsion plutôt sérieux que nous entendons régler", a déclaré M. Santos, dans des déclarations à la radio Caracol de Bogota.
Samedi, des engins incendiaires, allumés dans deux succursales de Carrefour dans le nord et dans le sud du pays, ont été rapidement maîtrisés par les services de sécurité des hypermarchés où seuls des dégâts matériels ont été déplorés.
Mario Acevedo, le porte-parole de Carrefour, avait nié devant la presse que le groupe français en Colombie ait fait l'objet de tentatives d'extorsion et que ces actes aient été commis en représailles.
Pourtant, le ministre Santos a affirmé jeudi que Carrefour avait bien fait l'objet d'extorsions de fonds de "la part des Farc, selon des informations du renseignement que nous détenons".
Mercredi, le président colombien Alvaro Uribe a offert une récompense comprise entre 2.600 et 11.000 dollars en échange d'informations qui conduiraient aux responsables de ces délits.
Le ministre a ajouté que la récente capture de membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) dans la capitale avait permis de mettre au jour des "plans en vue d'actes terroristes à Bogota" et "dans d'autres villes". Il a assuré que les autorités avaient réussi à les "empêcher".
(END) Dow Jones Newswires
August 21, 2008 13:23 ET (17:23 GMT)