PARIS (Dow Jones)--Les dirigeants de Crédit Agricole (5490.FR) considèrent que la crise financière n'est pas "totalement terminée", mais qu'elle aura des répercussions différentes en Europe et aux Etats-Unis, selon un entretien que publiera vendredi le quotidien La Tribune.
Le directeur général de la banque verte, Georges Pauget, estime dans cet entretien "avoir beaucoup avancé dans la compréhension de la crise" et que le niveau d'exposition du groupe est désormais "connu". Cependant, "cela ne signifie pas qu'elle est totalement derrière nous", avance-t-il.
Il ajoute qu'à la différence de leurs homologues américaines, les banques européennes n'ont été concernées "que par le phénomène de la titrisation qui a conduit à une crise financière mondiale". "L'impact de la crise et ses conséquences seront très différents en Europe et aux États-Unis", juge-t-il.
Il pense ainsi qu'après l'augmentation de capital réalisée en juin, qui a permis de relever les ratios prudentiels du groupe, Crédit Agricole figure désormais "parmi les banques les plus solides au monde".
Georges Pauget souligne également que le plan stratégique concernant la banque d'investissement Calyon, qui est au coeur des difficultés actuelles, porte principalement sur un recentrage des activités.
"L'impact de la crise s'est fait sentir sur des métiers qui étaient éloignés des clients qui représentent le fonds de commerce du groupe, même s'il s'agissait de métiers porteurs, comme les dérivés de crédit", constate-t-il.
"Nous devons en tirer les conséquences. Nous n'avons pas vocation à faire tous les produits. Et nous chercherons à travailler avec des clients qui sont au coeur des métiers de Crédit Agricole SA". Selon lui, Crédit Agricole réduira ainsi l'allocation en capital à Calyon et la situera à hauteur de 25 ou 30% de ses fonds propres. Le plan stratégique doit être présenté le 10 septembre.
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(END) Dow Jones Newswires
August 28, 2008 14:26 ET (18:26 GMT)