
EDF aurait trouvé la parade pour couper court aux craintes du gouvernement britannique dans le dossier British Energy. En effet, Londres cherche à éviter qu'un rachat de l'opérateur nucléaire par EDF ne confère au français une mainmise sur l'ensemble du secteur de l'atome britannique.
Pour éviter une telle situation, EDF aurait conclu un accord avec Centrica, son concurrent outre-manche.
L'alliance prévoirait que le partenaire d'EDF prenne une part minoritaire au capital de British Energy en cas de rachat par le français. L'industrie nucléaire britannique ne serait alors pas sous contrôle d'un seul opérateur ; étranger, de surcroît.
«C'est un accord qui répond à deux objectifs», explique une source proche du dossier citée par l'agence Reuters. «D'une part, le gouvernement a indiqué qu'il ne préférait pas que la puissance nucléaire se retrouve entre les mains d'un seul propriétaire, d'autre part, EDF n'a pas besoin de la totalité du capital».
Encore faut-il que le conseil d'administration de British Energy se laisse séduire par la proposition du groupe de Pierre Gadonneix.
Pour le moment, celui-ci a mis sur la table une offre légèrement supérieure à 680 pence par action, soit une valeur de 11 milliards de livres pour l'ensemble de l'entreprise. Une offre jugée trop basse par British Energy, qui attend un prix d'au moins 735 pence par action.
Antoine Pietri