PARIS (AFP) -- Le Sénat a adopté mardi, après l'Assemblée, le projet de loi de règlement des comptes du budget 2007 tout en mettant l'accent sur le coût des dépenses fiscales.
Le déficit budgétaire s'est élevé en 2007 à 38,4 milliards d'euros, hors recettes exceptionnelles (cession de titres EDF pour 3,7 milliards), a rappelé le ministre du budget, Eric Woerth.
Cela représente "une amélioration de 3,6 milliards par rapport à la loi de finances initiale. Le compte y est, malgré toutes les incertitudes qui ont entouré les prévisions faites au moment du collectif l'an dernier", a ajouté le ministre.
Il s'est notamment inquiété "du coût de la dépense fiscale", à savoir les allégements d'impôt en faveur du contribuable, donc des pertes de recettes pour l'Etat (crédits d'impôt...). M. Woerth a plaidé pour "systématiser l'évaluation de la dépense fiscale et lui conférer une durée déterminée".
Inquiétude partagée par le rapporteur général du budget, Philippe Marini (UMP), qui s'est aussi ému du montant de la dette publique, qui représente, selon lui, 19.000 euros par Français et 47.000 euros par actifs (1,210 milliard d'euros, 64,2% du PIB).
M. Woerth a répété qu'il souhaitait réduire les déficits publics, sans augmenter les prélèvements obligatoires.
"On ne dit pas que tout va très bien. On essaie de ne pas tomber dans le piège inverse. Il ne faut pas voir tout en noir", a estimé le ministre à l'adresse de l'opposition.
"Le chômage va mieux. L'activité économique se tient avec une croissance plutôt à un niveau correct quand on la compare à l'ensemble des pays européens", a-t-il indiqué tout en saluant aussi la bonne tenue des recettes fiscales.
(END) Dow Jones Newswires
July 08, 2008 17:18 ET (21:18 GMT)