PARIS (AFP) - Si un autre électricien qu'EDF construisait le 2è réacteur nucléaire de troisième génération EPR en France, "ce serait un élément de concurrence", a affirmé mercredi le président de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), Philippe de Ladoucette.
"Si ça n'était pas EDF, ce serait un élément de concurrence", a déclaré M. de Ladoucette lors d'une conférence de presse, interrogé pour savoir s'il jugeait utile la construction d'un deuxième EPR en France.
Il a souligné que la France avait "besoin de moyens de production d'électricité de pointe", c'est-à-dire de moyens de production rapidement mobilisables pour répondre aux heures de forte consommation, tels que des centrales thermiques ou des éoliennes.
A l'inverse, une centrale nucléaire fonctionne plus lentement et répond donc aux besoins en électricité de base.
Le président Nicolas Sarkozy, a annoncé jeudi la construction en France d'un deuxième EPR (European Pressurised water Reactor), sans préciser où ni par qui.
Il a seulement demandé que le lieu de son implantation soit décidé "d'ici à 2009", et que la "première pierre soit posée en 2011".
EDF, qui exploite les 58 réacteurs nucléaires de 2è génération actuellement en fonctionnement en France et qui pilote le chantier du 1er EPR à Flamanville (Manche), s'est porté candidat à la construction du 2è EPR.
Son concurrent, le groupe d'énergie, d'eau et de déchets Suez a dit qu'il donnerait sa décision d'ici début 2009. Le fournisseur d'électricité et de gaz Poweo a souhaité "participer" à la construction d'un EPR.
(END) Dow Jones Newswires
July 09, 2008 07:03 ET (11:03 GMT)