Le groupe anglais d'énergie Centrica, déjà actionnaire de l'électricien belge SPE, a annoncé ce matin vouloir exercer son droit de préemption sur les 25,5% de parts détenus par Gaz de France dans SPE, pour 515 millions d'euros.
GDF avait déjà indiqué à EDF son souhait de céder cette participation le 20 juin dernier, mais cela n'a pas suffit pour que l'électricien français puisse en reprendre la majorité.
Cette opération de cession intervient dans le cadre de la fusion de Suez et GDF, pour laquelle les autorités de concurrence de la Commission européenne avaient imposé la vente de différents actifs détenus par le gazier tricolore.
Ainsi, GDF avait annoncé la cession à EDF de ses 50% détenus dans Segebel, qui possède lui-même 51% de SPE, et qui avait été fondé en juin 2005 entre GDF et Centrica.
Pour que la vente puisse avoir lieu, il fallait que Centrica n'exerce pas son droit de préemption sur les 50% de Segebel à un prix au moins équivalent, soit 515 millions d'euros, ce qu'il a fait ce mercredi.
De fait, Centrica devient ainsi l'actionnaire majoritaire de SPE avec 51%, les 49% restants étant entre détenus par des municipalités et des banques belges.
Enfin, le groupe anglais a précisé à l'AFP qu'il paierait jusqu'à 105 millions d'euros dans le cadre de l'accord Pax Electrica 2. Cet accord prévoit l'acquisition par SPE d'électricité nucléaire auprès de centrales contrôlées par la compagnie Electrabel, filiale de Suez.
SPE, le numéro 2 de l'électricité belge, produit 1,6 gigawatt essentiellement à partir de gaz, et 400 mégawatts acquis en externe. Elle contrôle près de 1,5 million de contrats et possède 20% du marché domestique belge.
Pour le directeur général de Centrica, Sam Laidlaw cette acquisition dans SPE est «une étape logique» qui «accroît les possibilités de Centrica en Europe».
L'opération devrait être finalisée en septembre.
C.S. (avec agences)