"L'Europe et la France n'ont pas d'autre champion minier qu'Eramet", a-t-il dit à des journalistes.
Il a évoqué l'existence d'un consensus au sein du gouvernement sur la nécessité pour Eramet de conserver un noyau d'actionnaires français au cours des prochaines années.
Des articles de presse ont évoqué ces derniers mois la possibilité que la famille Duval, qui détient 37% d'Eramet, cède des titres.
Un nouveau pacte d'actionnaires d'Eramet signé fin mai pour six mois permet à la famille Duval de céder jusqu'à 8% du capital au fil de l'eau. Ce pacte a été signé avec le groupe Areva, l'autre actionnaire de référence avec 26% du capital.
Buffet a ajouté qu'il serait heureux de voir la STCPI (Société Territoriale Calédonienne de Participation Industrielle), qui porte les parts des trois provinces de Nouvelle-Calédonie au capital du groupe, augmenter sa participation.
"Je ne vois que des avantages dans la montée de STCPI dans le capital d'Eramet", a-t-il dit.
Il a en revanche réaffirmé son opposition à une augmentation de la participation de la STCPI dans la SLN (Société Le Nickel), dont elle détient 34% contre 56% pour Eramet.
Il a ajouté que, malgré la baisse récente des cours du nickel, son groupe continuerait d'investir massivement dans cette activité, soulignant que les projets d'Eramet dans le secteur en Nouvelle-Calédonie s'élevaient à plus d'un milliard d'euros.
Il a démenti les informations de La Tribune selon lesquelles son groupe est en train de revoir à la baisse ses investissements sur le territoire.
Et il a confirmé la prévision d'un bénéfice d'exploitation annuel 2008 nettement supérieur à celui de l'an dernier.
Gus Trompiz, version française Marc Angrand
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