Euro / US Dollar (EUR/USD) : Le verdict des agences
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Analyse à moyen terme du 18/01/2012 | 09:49
Opinion : Négative sous les 1.3054 USD Objectif de cours : 1.2546 USD
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Malgré les dégradations de l’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) et la suspension des discussions entre la Grèce et ses créanciers privés, la monnaie unique reste stable, profitant des interventions de la BCE sur le marché obligataire.
Ils ne sont plus que quatre fantastiques à bénéficier du triple A en zone Euro. Alors que l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas et le Luxembourg on été épargnés par l’agence américaine, la France et l’Autriche, comme les Etats-Unis l’année dernière, ont abandonné leur précieux sésame. Si la note de Paris baisse d’un cran à AA+, elle est assortie d’une perspective négative, la menaçant d’une nouvelle dégradation d’ici deux ans. En tout, ce sont neuf pays de l’Euroland dont la note a été abaissée en fin de semaine dernière, parmi lesquels l’Espagne, l’Italie et le Portugal, chacun sanctionnés de deux crans.
Paradoxalement, les taux des pays concernés, excepté le Portugal, ne se sont pas tendus davantage, celui de l’obligation française à dix ans atteignant même un point bas depuis le début de l’année. Le prêt géant octroyé aux banques par la BCE fin 2011 et l’augmentation des rachats de dette de l’institution sur le marché secondaire ont en effet fortement contribué à contrôler l’impact de l’annonce de S&P.
Dans la foulée, l’agence de notation enfonçait le clou en dégradant comme prévu la note du FESF de AAA à AA+, alors que la France et l’Autriche en sont des contributeurs majeurs et qu’une augmentation de la participation allemande demeure exclue.
A contrario, Fitch ne dégradera pas Paris en 2012 et Moody’s, dont la décision au sujet du triple A français était attendue ces jours-ci, a précisé qu’elle se donnait quelques mois supplémentaires pour se prononcer, épargnant ainsi la note de l’hexagone d’une perspective négative, au moins jusqu’à fin mars.
Finalement, le dossier qui inquiète davantage les cambistes reste celui d’Athènes. Même si le Premier ministre Lucas Papademos se montre confiant, à défaut d’accord avec les créanciers privés d’ici mi-mars, la Grèce se retrouverait en défaut de paiement, déclenchant un nouveau cataclysme financier.
Techniquement, le cours vient de tracer un nouveau point bas depuis Août 2010 et nous maintenons ainsi notre objectif moyen terme à 1.2546 USD.
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Mathieu Burbau Copyright (c) 2012 Zonebourse.com |