
GDF et E.ON seraient soupçonnés d'entente par la Commission européenne, rapporte La Tribune dans son édition du jour. Les groupes français et allemand pourraient faire l'objet d'une enquête individuelle, ajoute le quotidien.
Celle-ci porterait sur «un accord ou une pratique concertée présumée» entre les deux groupes, qui auraient «convenu de ne pas vendre leur gaz sur le marché de l'autre», croient savoir les sources de La Tribune.
En cause notamment, les livraisons de gaz naturel transitant par le gazoduc Megal, qui relie la Tchécoslovaquie et l'Autriche à la France. Ce gazoduc, qui appartient aux deux groupes depuis 1975, permet d'acheminer le gaz russe en France.
Cette enquête ne serait pas une première, puisque Bruxelles avait déjà lancé une procédure formelle en 2007 contre les deux enteprises, rappelle le quotidien.
La Commission s'apprêterait à lancer une lettre de griefs à l'encontre des deux groupes.
A la bourse de Paris, le titre GDF progresse de 1,32% à 43,72 euros.
An. P.