GL EVENTS : Reconquête des marges
En 2007, la capitalisation de la société représentait presqu’une fois et demi son chiffre d’affaires qui était alors de 634 m€. L’an dernier celui-ci a été bien supérieur, avec 727 m€, mais la capitalisation ne représente plus que huit mois d’activité ; ce qui prouve que taille et valorisation ne vont pas systématiquement de pair. La raison de ce décalage tient évidemment à la rentabilité opérationnelle de l’entreprise. En 2007 la marge progressait jusqu’à atteindre 8,8 % du chiffre d’affaires, l’an dernier elle n’a été que de 6,8 %. La crise est passée par là.
La société est le premier groupe intégré de l’évènementiel, présent dans les trois branches principales, qui sont l’organisation de salons et congrès, la gestion d’espaces et les services rattachés aux évènements ; elle intervient sur l’ensemble de la chaine de valeur, mais elle est tributaire de la tenue de grands évènements mondiaux comme les Jeux Olympiques par exemple ; sous cet aspect, 2010, avec la Coupe du Monde de Football et l’Exposition Universelle de Shanghai entre autres, lui a été favorable ; 2011 ne connaîtra pas d’évènements similaires en importance, mais quantité d’autres, plus petits. La gestion d’espace et l’organisation d’évènements quant à elle, est la branche qui prend de l’importance dans le groupe, d’autant qu’elle est la plus rentable ; la société organise pour son propre compte plus de 250 salons dans des activités aussi variées que l’habitat, l’automobile, la santé, etc. mais gère aussi un réseau d’espaces évènementiels à travers ses 36 sites comme les centres de congrès ou parcs d’exposition.
Pour renforcer la qualité des prestations proposées à sa clientèle, mais aussi pour offrir une meilleure lisibilité de son activité, à partir de cette année la société organise son offre en trois pôles : « GL events Live » qui va de la création d’évènements à la logistique, « GL events Exhibitions » le pôle dédié aux salons, et «GL events Venues » qui met en réseau les 36 sites détenus pour optimiser leur efficacité. Le tout collabore étroitement afin de gagner en synergies. Pour être complets, nous pourrions ajouter la croissance externe, permanente dans la société – « elle fait partie de son ADN » comme le rappelle son président – qui lui a permis d’atteindre sa taille actuelle et qui devrait être poursuivie, essentiellement au plan géographique mais aussi en termes de lignes de produits. La stratégie est relativement simple, elle consiste à continuer à s’étendre à l’international et à être présent dans les grands évènements.
Tout au long de 2010 grâce à la croissance retrouvée et même accélérée en fin d’année, le groupe a pu dépasser son premier objectif de chiffre d’affaires, initialement fixé à 690 m€ ; le résultat opérationnel a été de 49 m€ contre 33 en 2009, le résultat net de 26,4 m€ soit une marge nette de 3,6 % contre respectivement 15,6 m€ et 2,7 % un an auparavant. Pour cette année le management se montre relativement confiant, même si le nombre de grands évènements ne sera pas aussi fourni ; déjà le premier trimestre a vu l’activité progresser de 17 % en publié et de 6,7 % en comparable. Pour l’exercice entier, un chiffre de l’ordre de 770 m€ est attendu par la direction, qui s’emploie à reconquérir ses meilleures marges.
Comme de 2003 à 2005 après la crise précédente, le cours de l’action se réapprécie progressivement, suivant ainsi la reprise de l’activité ; à l’époque il avait mis trois ans pour atteindre des plus hauts. Cette fois-ci il aura plus de mal, les derniers étant vers 52 / 54 € en 2007, mais à 27 € le dividende, inchangé depuis 2007 à 0,90 €, procure un rendement de 3,3 % ; le bénéfice par action attendu cette année est capitalisé 15 fois, celui de l’an prochain environ 13 fois.
Nous avions souligné l’intérêt de la valeur qui a su se faire une place dans ce métier malgré tout sensible à la crise, et l’objectif de cours que nous avions fixé a bien été atteint. Le groupe peut se montrer confiant quant à son avenir, il est bien géré et dispose de finances saines ainsi que d’un potentiel d’appréciation, d’autant que les marges devraient s’améliorer. C’est sûrement l’affaire de quelques semestres, mais l’action constitue toujours un placement d’appoint dans un portefeuille qui recherche des valeurs moyennes. Un premier objectif de cours peut être fixé vers 30 à 35 €, soit autour de 15 / 16 fois le bénéfice 2012.
Marc Bouche Copyright (c) 2012 Zonebourse.com / Combho SAS
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Valorisation |
2012e |
2013e |
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PER (Cours / BNA)
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9,71x |
8,37x |
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Capitalisation / CA
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0,34x |
0,32x |
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Valeur Entreprise / CA
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0,58x |
0,53x |
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Valeur Entreprise / EBITDA
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5,14x |
4,39x |
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Rendement (DPA / Cours)
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5,28% |
5,92% |
| Profitabilité |
2012e |
2013e |
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Marge d'exploitation (EBIT / CA)
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6,69% |
7,40% |
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Levier opérationnel (Delta EBIT / Delta CA)
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16,4x |
3,56x |
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Marge Nette (RN / CA)
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3,57% |
3,92% |
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ROA (RN / Total Actif)
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- |
- |
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ROE (RN / Capitaux Propres)
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9,20% |
9,93% |
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Ratio Versement Dividende
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51,3% |
49,6% |
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