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Source Investir
L'analyse
Le chiffre d’affaires du quatrième trimestre 2009 d’Havas est sans doute sa meilleure réclame de l’année. Celui-là, très vendeur, permet au titre du groupe de communication de figurer au palmarès du SRD à travers un bond de plus de 6%, à 3,08 euros. Les investisseurs apprécient l’amélioration de la tendance observée entre les mois d’octobre et décembre par rapport aux précédents trimestres. Havas a ainsi réalisé au quatrième trimestre un chiffre d’affaires de 415 millions d’euros, en repli organique limité de 4,4%. Pour rappel, l’activité organique s’était contractée de 9,3% au troisième trimestre, de 9,8% au deuxième et de 8,4% au premier, alors que l’année 2009 a été marquée par une dégradation historique du marché publicitaire mondial.
L’ensemble de l’exercice passé porte d’ailleurs les stigmates de cette crise, puisque le chiffre d’affaires s’est détérioré de 7,9% en données organiques, à 1,441 milliard d’euros. Il traduit également la perte du budget Carrefour au profit de Publicis mais aussi, plus heureux, l'obtention de nouveaux contrats notamment avec EDF et Peugeot.
Les analystes attendaient une embellie au quatrième trimestre mais, dans l’ensemble, pas de cette ampleur. Le groupe présidé par Vincent Bolloré a certes bénéficié d’une base de comparaison favorable, intégrée par le marché, mais Havas a surtout enregistré de bonnes performances en France (-1,9% contre -3,7% sur l’ensemble de l’année 2009) et en Amérique du Nord (-0,7% à comparer à 7,5%), ce qui explique que le chiffre d’affaires est ressorti supérieur aux attentes. Concernant cette dernière zone d’ailleurs, le chiffre d’affaires retraité des pertes de budget d’Arnold (Radioshack, GSK, Volvo etc..), offrirait une progression de 6% d’une année sur l’autre grâce aux nouveaux contrats et au retour des clients existants. Le quatrième trimestre marque également le retour à la croissance en Allemagne, en Italie et sur l'ensemble de la zone Amérique Latine (+6,4%). Dans cette région, le groupe profite notamment des très bons résultats du Brésil et du redressement au Mexique et en Argentine. L’Asie-Pacifique se porte également mieux (-1,3% contre -14,2% sur l’ensemble de l’exercice), en dépit de l’Australie qui continue de peser malgré la fin de l’impact de la perte de Dell. En revanche, sans surprise, la situation reste délicate au Royaume-Uni, en repli de 14,3%, et en Espagne, qui affiche elle aussi un recul à deux chiffres.
On retiendra également de cette publication la part croissante des revenus tirés du numérique, passée de 9% en 2006 à plus de 16% en 2009, et qui devrait atteindre près de 20% en 2010.
Comme à son habitude, à ce stade, le groupe ne donne pas d’indications sur les résultats 2009 ni sur les perspectives. Mais les résultats de l’exercice passé, qui seront publiés le 23 mars, devrait témoigner du retour à une bonne gestion.
Le point bas est désormais derrière, en témoigne l’activité du quatrième trimestre. Les résultats devraient refléter ce redressement, ainsi que le retour à une bonne gestion. Une réduction de la décote par rapport à Publicis est donc prévisible. Achat.
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