Selon le quotidien économique Les Echos, le moteur de recherche américain Google, déjà présent dans le financement du réseau Clearwire aux Etats-Unis (pour 500 millions de dollars), serait sur le point d'en faire autant en France dans le cadre du déploiement du réseau WiMax, le haut débit sans fil.
Logiquement pourrait-on dire, le fournisseur d'accès Free et l'opérateur Bolloré Télécom aurait profité de l'occasion pour entamer des discussions avec la firme américaine afin de financer une partie de leur futur réseau.
Citant un administrateur d'Iliad, maison-mère de Free, le journal nous apprend qu'«une rencontre a bien eu lieu entre nos deux sociétés. A ce stade, nous n'avons eu que des discussions préliminaires.»
Points de vue
Pour Free, l'intérêt premier serait de ne pas être trop dépendant de l'obtention ou non de la quatrième licence de téléphonie mobile UMTS, voire, si la société ne devait au final disposer que d'une partie des fréquences UMTS, de compléter ce réseau par la technologie WiMax.
Côté américain, cela permettrait à Google de pénétrer le marché du mobile. Quant à Bolloré Telecom, il aurait également approché Google pour le financement de son réseau. Le groupe dirigé par Vincent Bolloré souhaite en effet lancer une offre Internet sans fil à bas coût, largement financée par les revenus publicitaires.
Mais il reste de la place pour les ivestisseurs potentiels. En effet, dans la mesure où l'on estime à 1 milliard d'euros le financement nécessaire au déploiement d'un réseau WiMax sur tout l'Hexagone, d'autres investisseurs pourraient se placer au côté de Google.
Ainsi en serait-il d'Intel Capital, qui aurait approché Bolloré Telecom afin de prendre une participation dans le capital de l'opérateur…
C.S.