« Avec la Free Box Revolution, nous avons franchi une nouvelle étape dans l'attractivité de notre offre produit »
Vous décrivez un environnement plutôt détérioré, pourtant votre groupe publie des résultats plutôt bons. Comment expliquez-vous cela ?Nous sommes une entreprise jeune avec un modèle économique à part, nous investissons énormément dans nos réseaux pour développer une offre en rupture par rapport à ce qui se fait sur le marché. C’est notre pouvoir d’attraction auprès des abonnés. On a équipé plus de 20% des foyers français avec notre propre Free Box, et aujourd’hui avec notre dernière génération nous avons encore franchi une étape dans l’attractivité de notre produit. Le succès de Free c‘est d’une part l’innovation, et d’autre part, l’investissement dans les réseaux.
Comment expliquez-vous d’aussi bons ratios d’endettement et de trésorerie malgré vos importants investissements dans la fibre optique et dans les infrastructures mobiles ?On s’est retrouvé avec un ratio d’endettement autour de 2,5 fois après l’acquisition d’Alice, puis nous nous sommes fortement désendettés depuis les 24 derniers mois. Aujourd’hui, nous sommes un des opérateurs télécoms les moins endettés. Nous accordons beaucoup d’importance à notre trésorerie, et au fait de disposer de lignes de crédit à moyen et long terme. Nous investissons dans ce qui est absolument nécessaire, ce qui explique que nous n’avons pas de campagnes de publicités que l’on peut voir partout. Nous comptons sur le bouche à oreille et préférons investir dans le produit plutôt que dans des outils de distribution onéreux.
La fibre optique et le mobile restent toutefois des investissements conséquents…Oui bien sûr. Et notre stratégie c’est de réinvestir les bénéfices dégagés dans l’ADSL dans le mobile et la fibre optique.
Il y a un paradoxe chez Alice qui voit son parc d’abonné baisser de 20% mais dont la rentabilité s’est fortement améliorée…Quand nous avons racheté Alice, c’est une entreprise qui perdait un million d’euros par jour. On a donné la priorité au redressement financier. Nous avons augmenté le taux de dégroupage, amélioré le taux de satisfaction de nos abonnés, et en réduit la base de coûts fixes par trois en l’espace de deux ans. Aujourd’hui, on une base d’abonnés Alice, certes moins importantes, mais avec un taux de satisfaction élevé, et rentable, et c’est ce que nous recherchons.
Comment la marque Alice va évoluer aux côtés de la marque Free ?Il n’y a aucune décision qui a été prise. Nous aimons la marque Alice qui a des valeurs fortes auxquelles les abonnés sont attachés.
On a parlé d’une marque avec un positionnement plus low cost que la marque historique…C’est une marque différente, peut être un peu moins technophile.
© Easybourse 2011