Le leader européen de la communication extérieure devrait mettre en service 20.000 Vélib d’ici la fin de l’année à Paris.
Après Lyon, qui depuis 2005 sert de ville "test", JC Decaux lance son programme de vélos en libre-service dans la capitale française. Mi-juillet, 10.600 vélib seront en service avec quelques 750 stations. En échange de ce service, le groupe français décroche un important contrat publicitaire. La ville de Paris renouvelle donc le contrat avec JC Decaux, qui portera désormais sur 1.628 panneaux publicitaires, contre 2.000 auparavant.
Pour le directeur de la stratégie du groupe, Albert Asséraf, "c'est un programme qui sera très observé par toutes les capitales mondiales". D’autant plus qu’il intéresse : Albert Asséraf indique que "les appels d'offres récents de mobilier urbain à Marseille, Mulhouse, Besançon, Bruxelles et Barcelone ont tous été assortis de vélos", ajoutant que "c'est une tendance lourde du secteur".
JC Decaux spécialiste des concepts innovateurs
Il s’agit d’une évolution du concept inventé par le publicitaire, qui lui avait permis de remporter son premier contrat à Lyon en 1964, à savoir l’installation à ses frais de mobilier urbain comme les abribus, en échange de leur exploitation à des fins publicitaires.
En dépit du versement intégral de l’abonnement à la ville, et d’un nombre moins important de panneaux publicitaires, le groupe français table sur un chiffre d’affaires annuel, pour Paris uniquement, de 60 millions d’euros contre 30 millions avec le précédent contrat. Albert Asséraf, explique que "les panneaux seront désormais déroulants donc même s'il y en a moins nous augmenterons notre chiffre d'affaires".
Aujourd’hui, JC Decaux réalise un chiffre d’affaires mondial de 1,9 milliard d’euros dans 48 pays, 3500 villes. Alors qu’il réalisait 41% de son chiffre d’affaires en France en 2000, ce marché ne représente plus que 29% de ses recettes aujourd’hui.
A la Bourse de Paris, le titre gagne 1,34% à 23,43 euros en milieu de matinée.
© Agpresse 2007