JC DECAUX SA. : Reprise du dividende ?
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Analyse du 12/07/2011 | 09:29
Opinion : En surveillance. Surveiller la sortie du range 20.7 EUR/ 24.4 EUR
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Eligible au PEA / SRD : OUI / OUI EURONEXT PARIS Agences de médias |
L’an dernier nous n’étions pas très favorables à l’achat de l’action, elle cotait 20 €, elle est maintenant à 21,50 €. Depuis 2005, si l’on excepte l’automne 2007 avec un sommet à 29 €, le cours a du mal à franchir la barre des 25 €, il reste cantonné dans une tendance assez horizontale, autour de 22 €, en excluant le creux général de début 2009.
Pourtant la société est devenue depuis le numéro un mondial de l’affichage, devant l’ancien leader, l’américain Clear Chanel Outdoor ; les chiffres d’affaires 2010 respectifs sont de 2,35 Md€ et 2,8 Md$, les parités de change faisant la différence. En termes de rentabilité en revanche, JCDecaux est loin devant, avec une marge opérationnelle de 11,9 % en 2010 contre 6,7 % seulement pour le nouveau challenger. Conséquence logique, si JCDecaux a du mal à voir son cours de bourse s’apprécier, celui de Clear Channel Outdoor a été divisé par deux pendant la même période ; il est passé de 30 $ en 2007 à 13 $ actuellement. Le troisième intervenant du secteur, CBS Outdoor, est une filiale du groupe de communication américain, CBS, présent dans tous les médias, et il se murmure régulièrement que JCDecaux serait candidat au rachat de la branche française, ce que l’intéressé dément toujours vigoureusement.
Il faut donc chercher du côté des points faibles pour trouver une explication à la stagnation du titre en bourse. Il se pourrait justement que les velléités de croissance externe gênent les investisseurs ; le rachat de tout ou partie d’un concurrent moins rentable pèserait incontestablement sur la marge. Par ailleurs, les frais fixes sont élevés dans le groupe, vers 75 / 80 %, et toute baisse un peu prononcée du chiffre d’affaires ramène vite le résultat d’exploitation plus bas. D’autre part, comme tout média, la société est tributaire des budgets des annonceurs, la crise récente l’a bien démontré. Le passage aux écrans numériques, qui se développe surtout dans les réseaux de transport, entraine des coûts plus élevés, jusqu’ici compensés par une croissance plus forte, mais le résultat à terme est encore difficile à chiffrer. De plus, la décision des grandes villes, en Allemagne, dans les pays scandinaves et maintenant en France, de limiter l’affichage urbain de grand format ne constitue pas une bonne nouvelle pour le groupe, surtout si l’exemple de la Ville de Paris faisait école. A terme, il est prévu que plus de 800 panneaux grand format aient disparu dans les deux ans. Outre les investissements que ces décisions entrainent, elles conduisent à une baisse du chiffre d’affaires, mais également à une moindre « audience » : les mesures se fondent sur le nombre de fois où les messages sont vus, que ce soit à la télévision ou sur des panneaux.
Enfin, et c’est important pour les investisseurs, la suppression du dividende depuis deux ans, si elle peut se comprendre, constitue inévitablement un motif de défiance ; d’ailleurs, le groupe admet que depuis sa création, en 1964, il n’a servi un dividende qu’à trois reprises, ce qui est assez peu. Cette année, qui s’annonce sous de bons auspices, verra-t-elle le service reprendre ? Il est bien trop tôt pour le dire.
Le premier trimestre a confirmé la poursuite de la reprise, avec une progression de 7,8 % du chiffre d’affaires à données comparables, à 535 m€. C’est le secteur transport qui affiche la meilleure performance avec + 18 % (181 m€), alors que le Mobilier Urbain avance de 5 % (262 m€) mais que l’Affichage, justement, se replie de 2 % (92 m€). L’importance de chaque secteur dans la formation des ventes explique également que l’ensemble ne soit pas plus dynamique et mette l’accent sur le Transport : les deux autres branches, plus difficiles, comptent encore pour les deux tiers de l’ensemble. C’est pourquoi le groupe se tourne lui aussi vers les pays émergents, qui ont représenté 23 % de l’activité en 2010 et qu’il espère voir monter vers 30 % en 2015. Cependant, là aussi, les marges sont moins élevées que dans les pays développés, c’est le prix à payer pour l’implantation.
Le choix de ne pas verser de dividende l’an dernier, alors que le bénéfice net progressait sensiblement (173 m€ contre 24 en 2009 et 108 en 2008), n’a pas été accueilli favorablement par le marché, ce qui se comprend. Cette année le résultat net est estimé vers 220 / 230 m€ soit le niveau de 2007, et pourrait probablement le permettre. Mais l’exercice n’est pas terminé, et pour peu qu’une acquisition voit le jour, notamment aux Etats-Unis où le groupe veut percer, celle-ci serait évidemment prioritaire. Nous ne voyons pas de catalyseur particulier propre à faire progresser fortement le cours cette année encore, par conséquent nous préférons rester encore à l’écart de la valeur.
Marc Bouche Copyright (c) 2012 Zonebourse.com / Combho SAS
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Valorisation |
2012e |
2013e |
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PER (Cours / BNA)
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16,4x |
14,4x |
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Capitalisation / CA
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1,49x |
1,43x |
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Valeur Entreprise / CA
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1,48x |
1,35x |
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Valeur Entreprise / EBITDA
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6,49x |
5,80x |
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Rendement (DPA / Cours)
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2,79% |
2,96% |
| Profitabilité |
2012e |
2013e |
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Marge d'exploitation (EBIT / CA)
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13,7% |
14,5% |
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Levier opérationnel (Delta EBIT / Delta CA)
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1,67x |
2,35x |
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Marge Nette (RN / CA)
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9,14% |
9,89% |
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ROA (RN / Total Actif)
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5,80% |
6,50% |
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ROE (RN / Capitaux Propres)
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9,37% |
9,96% |
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Ratio Versement Dividende
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45,6% |
42,7% |
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