Le propriétaire, entre autres, des enseignes B&Q au Royaume-Uni, ou Castorama et Brico Dépôt en France, a réalisé sur le semestre clos le 2 août un bénéfice avant impôt, survaleurs et exceptionnels de 214 millions de livres sterling (272 millions d'euros).
Les analystes financiers anticipaient en moyenne un résultat de 203 millions selon un consensus établi par la société.
Le chiffre d'affaires a progressé de 11% sur la période à 5,13 milliards de livres.
La croissance des bénéfices a été soutenue notamment par la vigueur de l'euro et la réduction des coûts.
Son directeur général, Ian Cheshire, a expliqué que les ventes ont été globalement stable au Royaume-Uni, en croissance en France (+3,2%) et en forte croissance ailleurs, notamment dans l'est de l'Europe.
En Bourse, l'action Kingfisher a vu sa valeur fondre de moitié en 17 mois, victime du ralentissement de la consommation des ménages en Europe et de la crise de l'immobilier au Royaume-Uni.
Le titre a touché en juillet son plus bas niveau depuis 19 ans à 89 pence mais il a rebondi depuis, le marché espérant que le plan de redressement en sept points du directeur général Ian Cheshire dévoilé en juin portera ses fruits.
Ce plan vise à améliorer les marges, réduire les coûts, développer les activités en France et en Europe de l'est, tout en fermant des magasins déficitaires en Chine.
Kingfisher a parallèlement vendu le mois dernier sa branche italienne, moins rentable, une initiative appréciée par les investisseurs.
L'action a sous-performé l'indice DJ Stoxx européen de la distribution de 13% environ depuis un an. Elle a terminé à 119,8 pence mercredi, valorisant le groupe autour de 2,8 milliards de livres.
Mark Potter, version française Marc Angrand
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