LAFARGE : CORR OFFICIELLE-Holcim décroche après des charges pour son T4 2011
16/01/2012 | 10:51
(Bien lire, à la suite d'une rectification apportée par
l'entreprise, que la participation de Holcim dans des actifs en
Afrique du Sud est de 2% et non de 15%)
* Montant des charges inattendu
* Europe, Etats-Unis et Afrique du Sud concernés
* L'action perd plus de 1,5%
par Pascal Schmuck
Le titre Holcim
reculait de plus de 2,5% lundi matin après avoir
annoncé une charge de 775 millions de francs suisses (641
millions d'euros) en raison à la fois d'une demande en berne
pour les matériaux de construction en Europe et aux Etats-Unis
et d'une restructuration des activités en Afrique du Sud.
Vers 09h20 GMT, l'action du cimentier suisse cédait 2,51%
alors que l'indice regroupant les valeurs européennes de la
construction perdait 0,68%. Le français Lafarge
, numéro un mondial du secteur, chutait de 3,24%.
Le numéro deux mondial du ciment a précisé dans un
communiqué que le dividende pour l'année écoulée ne serait pas
affecté par cette charge, qui sera inscrite dans les comptes du
quatrième trimestre, et que le conseil d'administration
déciderait du montant à la fin février.
Depuis 2008, la demande de ciment s'est réduite de 65% en
Espagne et d'un tiers environ dans certaines régions d'Europe de
l'Est alors que les Etats-Unis ont essuyé une chute de 45%,
explique Holcim.
"Comme la demande pour les matériaux de construction ne va
se reprendre que lentement et que l'utilisation des capacités de
production restera insatisfaisante, une charge de 360 millions
de francs sera inscrite au quatrième trimestre 2011", déclare le
groupe.
Ce montant se répartit à 328 millions pour l'Europe et 32
millions pour la fermeture des sites de Catskill et d'Artesia
aux Etats-Unis.
Holcim va également provisionner 415 millions de francs en
raison de la restructuration d'AfriSam, l'ex-Holcim South Africa
dans laquelle il détient encore une participation de 2%.
Les analystes se montrent étonnés. "Les montants annoncés
correspondent à 80% du bénéfice net attendu", déplore Martin
Hüsler à la Banque Cantonale de Zurich (BCZ) qui se dit surpris
de l'étendue des correctifs de valeur qui ne devraient toutefois
pas se répéter en 2012.
Serge Rotzer (Vontobel) se dit également surpris, ajoutant
que cette décision ne touchait heureusement pas la politique
d'investissement ou le dividende.
(édité par Benoît Van Overstraeten)