LAGARDERE S.C.A. : Acceptons-en l'augure
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Analyse du 17/05/2011 | 09:04
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Eligible au PEA / SRD : OUI / OUI EURONEXT PARIS Edition |
Place de Cotation :NYSE Euronext Paris
Métiers : groupe de médias
Marché, Positionnement :leader sur certains métiers (rediffusion, publications)
Forces :Positions fortes en édition et droits audiovisuels
Faiblesses :rentabilité modeste, tributaire de la publicité, en restructuration permanente
Raisons de la Recommandation :
Il vaut mieux pêcher par excès de prudence que l’inverse. L’an passé au printemps, le groupe avait prévenu que la reprise ne se ferait sentir dans ses comptes qu’en fin d’année, ce qui avait déçu les marchés ; mais au final, les résultats 2010 n’ont pas été aussi mauvais qu’on aurait pu le craindre, le résultat opérationnel courant du groupe ressort pratiquement stable, à 462 m€. Lagardère Active, qui avait plombé les comptes du groupe en 2009, aprofité de la reprise vigoureuse du marché de la publicité, son résultat opérationnel est passé de 15 à 85 m€ ; le secteur Edition (Lagardère Publishing) en revanche a été affecté par des investissements dans le numérique, ce qui a ramené sa marge de 13 à 11,6 % avec un résultat de 250 m€ ; Lagardère Services a bénéficié de la reprise de la consommation, son résultat s’est apprécié de 91 à 105 m€. Par contre, Lagardère Sport, rebaptisée depuis Lagardère Unlimited, affiche un résultat divisé par deux qui passe de 56 à 28 m€ seulement.
Après avoir décidé vers 2007 de faire de Lagardère un groupe leader en Média, la crise, avec la baisse des recettes publicitaires et de la consommation, a obligé son dirigeant à adapter sa stratégie. La décision a donc été prise de le concentrer sur les activités qu’il contrôle et dont il a la maîtrise, en cédant celles dans lesquelles il n’a que des participations minoritaires, ainsi que celles dont la croissance à long terme est jugée limitée. Il a donc poursuivi ces derniers mois la modification de son périmètre d’activités, périmètre en évolution constante depuis 2003. Après avoir vendu Virgin 17, puis sa part dans le quotidien « Le Monde », il vient de réaliser récemment une opération de plus grande envergure, qui devrait lui rapporter autour de 650 m€. Il s’est en effet délesté de ses magazines étrangers au profit de l’américain Hearst, tout en restant propriétaire de sa marque phare « Elle ».
Mais il lui reste encore à céder des participations nettement moins liquides, comme ses 25 % dans le groupe Amaury, ou encore ses 49 % dans « Marie-Claire », et bien entendu les quelques 20 % qu’il détient dans Canal + France, dont la mise en bourse ne cesse d’être reportée ; initialement prévue au printemps 2010, elle a été différée en mars de cette année puis repoussée lors du séisme japonais à une date ultérieure, probablement vers l’automne. C’est un peu dommage, le groupe qui avait prévu de dégager autour de 2 Md€ de liquidités de toutes ces opérations, ne pourra réduire encore sa dette, alors qu’il a investi environ un milliard d’euros dans le pôle qui devient celui sur lequel il fond le plus d’espoirs, Lagardère Unlimited, pôle dédié au sport et à « l’entertainment», et pour lequel il envisage encore des acquisitions.
Cette branche est considérée comme stratégique, à tel point que le dirigeant en a pris lui-même la direction en main, l’objectif étant de se positionner sur ce marché qui progresse de 4 à 5 % par an, et recouvre des métiers très différents, qui vont de la vente de droits de diffusion à la gestion de stades en passant par le coaching d’athlètes dans plusieurs disciplines. L’ennui, c’est qu’il s’agit aussi d’un métier cyclique, ce que le management a peut-être sous-estimé, et que les investissements n’y seront rentabilisés qu’à long terme. Pour l’immédiat, ce pôle a vu en 2010 son chiffre d’affaires reculer de 507 à 396 m€ sous l’effet de l’absence d’évènement sportif majeur à commercialiser- il dépend en effet du calendrier - et a continué de subir les effets de la crise sur ses activités médias et marketing, le tout ayant ramené la marge opérationnelle de 11 à 7,1 %. Mais c’est en 2015 que le groupe demande à être jugé sur ses résultats, acceptons-en l’augure.
Objectifs de cours:
Les chiffres du premier trimestre ne témoignent pas d’un grand changement, l’activité organique est stable et le résultat opérationnel se maintient, le fléchissement de celui de Lagardère Publishing étant compensé par l’amélioration de ceux de Lagardère Active et Lagardère Unlimited.
Boursièrement, le cours de l’action reflète bien les incertitudes qui entourent les perspectives du groupe ; à 29 € elle est au même niveau qu’en 1997 ou 1998, et en dessous de ses plus bas lors de la crise des marchés en 2003 ; l’on comprend dans ces conditions que des actionnaires puissent avoir été tentés de dénoncer le statut de commandite de l’entreprise, ou s’inquiètent de voir le cours rester durablement inférieur à l’actif net, estimé vers 31 € ; avec l’espoir de percevoir un dividende exceptionnel si les cessions évoquées ci-dessus aboutissent, c’est pour l’instant le seul attrait de la valeur, mais il reste limité. Nous ne sommes toujours pas favorables à l’achat de l’action, bien que le potentiel de baisse soit limité, mais il peut se passer tant de choses d’ici 2015.
Marc Bouche Copyright (c) 2012 Zonebourse.com / Combho SAS
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Valorisation |
2012e |
2013e |
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PER (Cours / BNA)
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10,4x |
8,29x |
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Capitalisation / CA
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0,35x |
0,34x |
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Valeur Entreprise / CA
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0,52x |
0,52x |
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Valeur Entreprise / EBITDA
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6,63x |
6,32x |
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Rendement (DPA / Cours)
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6,66% |
6,86% |
| Profitabilité |
2012e |
2013e |
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Marge d'exploitation (EBIT / CA)
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5,03% |
5,47% |
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Levier opérationnel (Delta EBIT / Delta CA)
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-2,53x |
8,90x |
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Marge Nette (RN / CA)
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3,87% |
4,87% |
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ROA (RN / Total Actif)
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1,80% |
2,00% |
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ROE (RN / Capitaux Propres)
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8,88% |
9,91% |
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Ratio Versement Dividende
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69,4% |
56,9% |
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