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Pétrole : Le prix du baril est-il trop élevé ?

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06/07/2017 | 10:33

Malgré l'annonce par l'OPEC du maintien de ses mesures de restriction de la production, le cours du baril a une nouvelle fois dévissé. Les traders habitués à jouer la nouvelle avec le cartel (comme avec les banques centrales, dans un autre registre) en sont pour leurs frais.

L'OPEC semble pour l'instant se satisfaire de revenus plus élevés que l'année dernière (le baril a doublé, de $26 à $52), mais le marché espérait plus : davantage de restrictions, et surtout une liquidation des inventaires (plus de 300 millions de barils en réserve à travers le monde). 
 
En réalité, l'OPEC planifie à long terme, tandis que le marché reste (désespérément ?) concentré sur le court-terme. 
 
Le cartel n'a rien fait lorsque les prix ont entamé leur vertigineuse dégringolade durant l'été 2014. C'est seulement à moins de $30 le baril qu'a commencé à flotter l'idée d'une réduction de la production. Le prix a immédiatement rejoint un plancher de $50, grosso modo maintenu depuis.
 
Cet immobilisme initial reflétait sans doute le souhait de ne pas reproduire les erreurs du passé. Car les mesures de restriction sont tout sauf inédites : ce sont plus de 14 millions de barils par jour qui furent retirés du marché entre 1980 et 1985, sans guère d'effet sur la surabondance d'alors, mais des dommages financiers considérables sur les pays de l'OPEC.
 
L'agence américaine de l'énergie (EIA) a calculé que les coupes de 2016 ont permis au cartel d'augmenter ses recettes journalières de $75 millions. Elle note aussi que lesdites mesures accordent un sympathique sursis à la concurrence, notamment américaine, où les producteurs "non-conventionnels" (de schiste) ont repris du poil de la bête. 
 
Le plancher des $50 visé par le compromis semble toutefois en faveur de l'OPEC : ses pays membres limitent les pertes et augmentent les recettes, tandis que la concurrence, si elle se débat encore, peine à rentabiliser ses investissements. Malgré leurs déclarations triomphantes (car ils sont en permanence en recherche de capitaux), aucun producteur nord-américain n'est durablement rentable à ce niveau ce prix. 
 
Un éventuel salut (c'est à dire un baril revenu à plus $60) semble pour l'instant hors de portée. L'offre dépasse toujours la demande (de 1,3 million de barils journaliers) et les inventaires sont à un niveau record (sans que l'EIA n'envisage de diminution en 2017), malgré des livraisons de l'OPEC vers ses deux plus gros clients (les Etats-Unis et la Chine) en hausse de 10% par rapport à l'année dernière.
 
La production reprend dans les bassins américains (Bakken, Eagle Ford, Permian), au Brésil qui se relève à peine d'une crise sans précédent, en Irak où les infrastructures mises en place ces dernières années sont activées, en Iran depuis la fin des sanctions, et en Lybie où chacune des factions comprend que seule une reprise des exportations lui permettra de financer sa survie politique...
 
Globalement, le seul élément positif est la bonne entente des Russes et des Saoudiens dans la gestion des mesures de restriction  une bonne entente d'autant plus surprenante que leur opposition sur le plan géostratégique n'a jamais été aussi vive depuis la guerre d'Afghanistan.  
 
De nombreux analystes et observateurs avancent que le prix actuel du baril est anormalement bas, et spéculent sur une prochaine reprise. Sans écarter cette probabilité, on se doit cependant de rappeler qu'en dollars constants, le prix du baril était de $46 en 1950, et de $35 en 1990... "L'anormalité" serait-elle un simple retour à la normale ?
 
En effet, les prix de l'énergie ont explosé en 2002, juste après l'explosion de la bulle, l'interventionnisme de la FED et la dramatique dépréciation du dollar qui s'ensuivit. Hasard ou coïncidence, le baril s'est effondré au deuxième semestre 2014, tandis que le dollar remontait en flèche, déjouant tous les pronostics qui misaient sur une hausse de l'inflation après plusieurs séquences de "quantitative easings" massifs. 
 
La fête peut continuer tant que durent les taux d'intérêt au plancher : à un coût du capital quasi-nul, les producteurs nord-américains continueront de se financer et d'arroser le marché, même sans mettre leurs comptes à l'équilibre  ils y seront de toute manière forcés par leurs créanciers. 
 
A moins d'une remontée des taux où d'un grave incident géopolitique dans le Golfe, il est donc tout à fait envisageable que le prix du pétrole soit revenu à sa moyenne historique, et s'y maintienne dans les années qui viennent.  

Ce mois-ci, notre rubrique Conseils présente justement plusieurs opportunités boursières tout à fait hors du commun pour capitaliser profitablement sur un tel scénario.
 

Carl Cantor
© Zonebourse.com 2017
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