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Monfinancier : Interview de Marc Fiorentino,

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26/12/2017 | 09:48

À quoi s'attendre pour 2018? L'année boursière 2017 a été surprenante : On s'attendait à une hausse du dollar ? Il a perdu plus de 10% face à l'euro. La hausse des taux ? Au plus bas depuis plus d'un an... Et les indices boursiers qui continuent de monter malgré Trump, la Fed qui monte les taux et le Brexit qui se rapproche. Découvrez l'analyse de Marc Fiorentino qui revient sur les grands événements qui ont marqué l'actualité économique en 2017, et ceux qui pourraient marquer 2018

Quels événements boursiers retiendrez-vous de 2017 ?

Marc Fiorentino: L'événement boursier de l'année c'est évidemment la progression des indices boursiers dans le monde, en particulier aux États-Unis, et l'effondrement de la volatilité. C'est un événement car l'année 2017 aurait pu être l'année de tous les dangers entre Trump, le Brexit et le contexte politique en Europe. Avec tous ces éléments l'année aurait dû au moins être une année de volatilité.
Il n'en a rien été. À chaque « accident », les investisseurs ont répondu parfois avec une inquiétude de quelques jours, voire de quelques heures, avant de reprendre le chemin de la hausse.
L'année 2017 a donc été une année de surprises. De bonnes surprises pour les marchés boursiers.

Que faut-il regarder en 2018 : La macro-économie ? Les banques centrales ? Les résultats des entreprises ?

MF: Nous allons démarrer 2018 dans un contexte qui a rarement été aussi favorable à l'économie et aux entreprises. La croissance économique mondiale est en hausse, les prévisions de croissance des principales zones économiques, à commencer par l'Europe, ont été largement révisées à la hausse et, élément rare, toutes les zones géographiques connaissent une situation assez homogène au plan de la croissance. Pour les entreprises, c'est un contexte évidemment très favorable avec des perspectives de résultat en amélioration.
C'est évidemment du côté des banques centrales mais surtout de l'inflation qu'il faudra être vigilant. La vraie question de 2018 est la suivante : la hausse de la croissance et la chute du chômage avec une situation de plein-emploi, aux États-Unis, au Japon ou en Allemagne par exemple, pourrait-elle provoquer un dérapage de l'inflation ? Pour l'instant, contre toute attente, l'inflation reste basse, elle ne passe pas le cap des 2% tant espéré par les banques centrales. Mais si elle devait déraper à la hausse, les banques centrales n'auraient pas d'autre choix que d'accélérer les hausses de taux, ce qui évidemment pèserait sur les marchés.

Avec la réforme fiscale aux États-Unis, les marchés américains vont-ils poursuivre leur montée en 2018 ?

MF: C'est une question difficile. Très difficile. Les marchés américains ont surpris cette année avec une performance spectaculaire. Alors que tout au long de l'année, beaucoup de spécialistes (ce fut mon cas aussi) ont répété que les marchés américains étaient survalorisés. Toute la question est de savoir quelle part de la réforme fiscale est déjà anticipée sur les marchés. Je pense qu'elle est importante. Je serai donc très prudent sur les valeurs américaines en 2018. Elles peuvent certes continuer à progresser mais nous ne sommes pas à l'abri d'un accident, comme une correction de 15 à 20%. Surtout si l'inflation remontait du fait de la croissance et du plein-emploi.

La croissance en Europe peut-elle être stoppée nette par le Brexit ou par les problèmes politiques en Allemagne ?

MF: Nous sommes sur une superbe trajectoire économique en Europe. Un alignement de planète comme on l'a rarement observé. Avec une croissance relativement homogène dans la zone et une convergence très favorable. L'Allemagne va rester un moteur surtout qu'elles disposent aujourd'hui de réserves liées à ses surplus qui peuvent lui permettre de lancer des programmes de « relance » si le besoin se fait sentir.
L'Europe va être le sujet du 4ème mandat d'Angela Merkel. Elle en fera une priorité, comme Martin Schulz du SPD et comme Emmanuel Macron. Nous allons assister à de nombreuses initiatives européennes pour la croissance et l'investissement.
Nous avons découvert en 2017 que le Brexit était un problème pour la Grande-Bretagne, pas un problème pour l'Europe. Le Brexit apparaît même a contrario de plus en plus comme une opportunité pour l'Europe. Un sacré retournement de situation. Le seul élément qui pourrait un peu gâcher la fête en Europe, ce sont les élections italiennes qu'il faudra suivre de près.

2018 peut-elle être l'année de la France ?

MF: Oui. C'est déjà le cas au deuxième semestre 2017. Nous bénéficions tout d'abord d'un effet retard. Alors que le monde et l'Europe ont connu de belles années de croissance, nous avons stagné. Aujourd'hui, nous rattrapons une part de ce retard. Nous bénéficions également d'un cercle vertueux dû à un changement psychologique majeur. En France, les dirigeants d'entreprise ont le moral au plus haut et sont donc prêts à investir et à embaucher, ce qui pourrait, enfin, faire baisser le chômage. À l'étranger, la perception de la France a totalement changé. Repoussoir en début d'année, la France est devenue une référence, presque un Eldorado. C'est formidable.

Faut-il s'inquiéter des problèmes de surendettement en Chine ? Sommes-nous proches d'un krach sur les Bourses chinoises et asiatiques ?

MF: Le gouvernement chinois veut s'attaquer au problème du surendettement et de la spéculation excessive en Chine. Il ne souhaite pas le faire au prix d'un trop fort ralentissement de la croissance économique mais il est néanmoins décider à sacrifier une part du court terme pour régler ce problème majeur à moyen et long terme. Même si cela a un coût donc. L'année 2018 pourra donc être une année agitée pour la Chine. Le gouvernement souhaite contrôler le recadrage de la situation financière mais un dérapage incontrôlé n'est pas à exclure.

Il y a un an, l'euro était sous les 1,05 dollar et tout le monde annonçait la parité, il est remonté à 1,18 dollar. L'euro va-t-il continuer à monter ?

MF: Nous avons assisté à un retournement total de situation pour l'Europe. Pour la plupart des prévisionnistes en début d'année, la parité entre l'euro et le dollar n'était qu'une question de jours. L'euro a pris à contrepied les investisseurs avec une flambée inattendue mais cohérente avec le changement de perception sur l'Europe. Pour 2018, l'euro devrait rester ferme. Sa progression sera sûrement moins spectaculaire qu'en 2017, année de sa « réévaluation », mais il devrait encore bénéficier des perspectives positives en Europe.

Même question sur le pétrole qui a progressé de 20 % en 6 mois ?

MF: Là encore, retournement total de sentiment. Cela fait plus d'un an que l'Arabie Saoudite lutte pour maintenir le pétrole au dessus de 50 dollars. Avec difficulté. Elle a réussi en 2017 à mobiliser l'OPEP, ce qui est très compliqué compte tenu du contexte géopolitique dans la région, et à mobiliser la Russie aussi pour obtenir un respect des quotas et un contrôle de la production.
La demande de pétrole reste ferme du fait de la croissance mondiale, c'est également un élément positif. La grande inconnue c'est évidemment la production de pétrole américaine. Aujourd'hui à ces cours, le pétrole de schiste est profitable et la production américaine repart de plus belle. C'est d'ailleurs cette offre massive qui limite la progression du pétrole. Reste à savoir si elle continuera à la limiter ou si les Américains ont la capacité d'inonder le marché et de provoquer sa rechute.

Que pensez-vous de l'engouement pour le Bitcoin ? Faut-il investir sur la cryptomonnaie en 2018 ?

MF: J'ai un sentiment mitigé vis-à-vis du bitcoin. Je pense qu'il ne faut pas le balayer d'un revers de manche en disant que c'est une pure escroquerie et qu'il va disparaître du jour au lendemain. La blockchain et les monnaies virtuelles vont faire partie du paysage pour longtemps. Mais nul ne sait quelle sera la monnaie virtuelle de demain et à quoi elle ressemblera.
Le bitcoin a clairement pris le lead des cryptomonnaies mais je n'aime pas traiter ce que je ne comprends pas. Et je trouve que le bitcoin et en particulier une part non négligeable de son utilisation sont opaques. Je pense donc qu'il faut s'y intéresser mais n'acheter du bitcoin que si on sait que c'est très hautement spéculatif et donc qu'il peut perdre 50% de sa valeur en quelques heures ou quelques jours.

La Sté MonFinancier SA a publié ce contenu, le 26 décembre 2017, et est seule responsable des informations qui y sont renfermées.
Les contenus ont été diffusés par Public non remaniés et non révisés, le26 décembre 2017 08:48:03 UTC.

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