L'UE autorise Google à racheter Motorola Mobility
14/02/2012 | 01:20
* Oui... mais à Google de l'UE et des USA
* Les autorités surveilleront l'usage des brevets
(Actualisé avec le feu vert du Dpt de la Justice des USA)
La Commission
européenne et le département de la Justice des Etats-Unis ont
autorisé lundi Google à racheter le fabricant de
combinés mobiles Motorola Mobility.
L'exécutif européen n'a pas imposé de condition à cette
opération de 12,5 milliards de dollars annoncée en août mais
elle a dit qu'elle surveillerait l'usage des brevets par Google
et ses concurrentes afin de s'assurer que le droit de la
concurrence est respecté.
"Nous avons approuvé l'acquisition (...) car après mûre
réflexion, cette transaction ne soulève pas en elle-même de
problème de concurrence", a dit le commissaire européen à la
Concurrence Joaquin Almunia.
Mais ce dernier s'inquiète des risques d'abus par Google et
d'autres sociétés concernées par divers contentieux touchant au
droit de la propriété intellectuelle.
"Cette décision n'implique absolument pas que nous ne soyons
pas préoccupés par la possibilité qu'une fois Google
propriétaire du portefeuille (de brevets) il ne puisse abuser de
ces brevets, reliant certains d'entre eux à ses équipements
Android. C'est notre inquiétude", a dit Almunia à la presse.
"Il est possible que nous devions ouvrir des dossiers
ultérieurement; ce n'est pas suffisant pour bloquer la fusion
mais nous serons vigilants".
Le département de la Justice américain a émis un
avertissement similaire.
Les autorités chinoises doivent également se prononcer d'ici
au 20 mars, selon une source proche du dossier.
Google avait annoncé en août son intention d'acheter
Motorola pour ses 17.000 brevets et ses 7.500 soumissions à
d'autres brevets. Ce faisant, il veut être en position de force
face à des concurrents tels qu'Apple et se défendre au
mieux, ainsi que les les fabricants qui emploient son logiciel
Android, dans les procédures de contentieux.
(Foo Yun-Chee, Diane Bartz et Jeremy Pelofsky, Wilfrid Exbrayat
pour le service français)