
A en croire le journal économique, la société de conseil aux actionnaires Deminor aurait adressé une lettre à l'Autorité des marchés financiers (AMF), afin d'attaquer la Caisse d'Epargne et les Banques Populaires sur leurs procédés de vente d'action à l'automne 2006, lors de l'IPO de Natixis.
Le cabinet accuserait les banques, et Natixis, d'avoir «procédé à une vente forcée de titres lors de son entrée sur le marché». Pour Deminor, cité dans le journal, les deux groupes bancaires auraient ainsi «mis en place une politique commerciale agressive auprès de leurs clients pour placer en ne prenant pas toujours les précautions d'usage [...] voire en attribuant des actions à des personnes qui ne souhaitaient pas souscrire ces titres.»
Cette accusation intervient à un moment particulièrement délicat, l'AMF procédant actuellement à une enquête sur les procédés d'information et de communication liée à la crise des «subprimes» des banques Natixis, Crédit Agricole et Société Générale.
A noter d'ailleurs que l'AMF a déjà sanctionné la Société Générale et la BNP Paribas à l'automne 2007, pour leur usage de cette technique du «forcing» lors de la vente des titres EDF.
Enfin, outre Deminor, l'Adam et l'Afub, autres associations d'actionnaires minoritaires, contestent également les conditions de la chute du titre Natixis, hier de nouveau, suite à deux séances de hausse à la bourse de Paris. Ces hausses ayant pour cause principale, l'annonce de l'augmentation de capital de Natixis, de 3,7 milliards d'euros.
A Paris vers 11h15, le titre Natixis cède 4,09%, à 5,40 euros.
C.S.