New York Cocoa : Vers un rééquilibrage du marché mondial
|
Analyse du 18/01/2012 | 15:12
Opinion : Négative sous les 0 Objectif de cours : 1950 Stop de protection: 3000
|
|
Les Mayas, qui ont découvert le cacao, le considéraient comme un bien de luxe et utilisaient les grains comme monnaie d’échange. Son apparition en Europe fut tardive (16e siècle) ; à l’époque, et pendant longtemps, le produit fut l’apanage des plus riches. Ce n’est qu’au début du 20e siècle que deux chocolatiers français ( Menier et Poulain) le rendirent accessible à tous.
Le cacao est produit dans l’hémisphère sud, et principalement dans les régions tropicales : Afrique de l’Ouest, Asie et Amérique du sud. Troisième marché mondial après le sucre et le café, le cacao est coté sur les marchés à terme de New York et de Londres.
Si le cacao est largement cultivé dans les pays émergents ou en voie de développement, les produits dérivés de la fève brune sont principalement consommés dans les pays industrialisés. Les acheteurs de l’industrie chocolatière sont concentrés en une minorité de multinationales qui contrôlent environ 80% du marché : aux Etats-Unis ( Mars, Philipps Morris avec Milka et Suchard) et en Europe (Nestlé, Cadbury et Ferrero).
La campagne 2011 fut nettement excédentaire ; sur une période de 30 ans, le secteur cacaoyer a régulièrement été en surplus de production, seules huit années ont démontré le contraire. Cette augmentation de la production est due surtout à l’explosion de la récolte ghanéenne, qui a connu une variation positive de 50% par rapport à la campagne précédente. L’Afrique de l’Ouest représente 70% de la production mondiale, notamment la Cote d’Ivoire qui est le premier producteur et exportateur (35%), suivi par le Ghana (18%) et le Nigeria (12%) .
Le poids mondial de la production ivoirienne confère au pays certaines responsabilités dans la tenue des prix. C’est ainsi que les tensions politiques à Abidjan en décembre 2010 et durant les premiers mois de 2011, ont propulsé les cours sur des plus hauts historiques à 3770 USD la tonne.
Depuis quelques années l’arrivée de nouveaux consommateurs, principalement chinois et indiens génère une hausse graduelle de la demande mondiale (+2.5% par an) ; ce mouvement structurel pourrait à terme rééquilibrer le marché mondial.
En données hebdomadaires, après avoir touché son point haut, il y a un an, le contrat s’est installé dans une configuration baissière qui a renvoyé les cours sur la zone des 1930 USD. La tendance reste par conséquent baissière à moyen terme. Néanmoins, l’éloignement des moyennes mobiles permet d’envisager un rebond technique d’envergure qui permettrait au sous-jacent de se rapprocher de sa résistance des 2700 USD.
Cette réaction positive, véritable pullback en direction de la ligne de rupture localisée vers 2700 USD, pourra être, par conséquent, mise à profit pour initier une position de vente. Cette stratégie baissière permettra de viser à nouveau la cible des 1950 USD.
Seul le franchissement des 3000 USD invaliderait notre scénario baissier et relancerait une dynamique sur les prix.
|
Patrick Rejaunier Copyright (c) 2012 Zonebourse.com |
| Partager sur |
|
|
|
|
|
|
Avertissement : Les analyses réalisées par la société Surperformance, éditrice du site zonebourse.com, n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou autre produit financier. La responsabilité de la société Surperformance ainsi que ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
Les informations, graphiques, chiffres, opinons ou commentaires rédigés par les équipes de rédaction de Surperformance éditrice du site zonebourse.com s‘adressent à des investisseurs disposant des connaissances et expériences nécessaires pour comprendre et apprécier les informations qui y sont développées. Ces dernières sont diffusées à titre purement indicatif, Surperformance ne peut en garantir l’exactitude ou la fiabilité.
|
|
|