PERNOD RICARD : Pernod optimiste pour ses ventes de fin d'année aux USA
15/12/2011 | 19:10
Pernod Ricard
est optimiste sur l'évolution de ses ventes pour la fin de
l'année aux Etats-Unis, un marché sur la voie de la reprise et
sur lequel Pernod veut devenir un "challenger incontesté".
Le numéro deux mondial des spiritueux derrière le
britannique Diageo pourrait relever les prix de certains
de ses produits sur le marché américain mais n'a pas l'intention
d'en faire autant pour la vodka Absolut d'ici un an, a déclaré
jeudi Philippe Dréano, PDG de Pernod Ricard Americas.
Il a annoncé lors d'une téléconférence que Pernod et le
groupe Beam avaient conclu un accord mettant fin au
contrat de distribution de la tequila Sauza de Beam au Mexique,
mais il a précisé que l'impact de cette décision serait
"minimal" pour Pernod, la marque représentant moins de 5% des
bénéfices du groupe au Mexique.
"Nous sommes assez positifs sur les perspectives des ventes
de fin d'année", a-t-il dit à propos de l'évolution de la
consommation aux Etats-Unis.
"Les chiffres du 'Black Friday' sont plutôt excellents",
a-t-il ajouté en référence au vendredi qui suit la fête de
Thanksgiving, fin novembre, traditionnel coup d'envoi des achats
de fin d'année, en soulignant les remontées favorables des
distributeurs du groupe.
Pernod Ricard se classe au troisième rang du marché des
spiritueux aux Etats-Unis, qui représentent 52% de l'ensemble
des ventes dans la région Amériques (celle-ci inclut aussi le
Canada, le Mexique et le Brésil).
La région a représenté 29% du bénéfice courant du groupe sur
l'exercice fiscal 2010-2011.
Aux Etats-Unis, Pernod s'estime bien positionné grâce à un
portefeuille de six marques haut de gamme: la vodka Absolut, les
whiskies Jameson, Chivas Regal et Glenlivet, le rhum Malibu et
la liqueur de café Kahlua.
Pernod a relevé avec succès les prix de Glenlivet et Jameson
sur ce marché il y a deux mois et "restera pro-actif" sur ce
plan, a dit Philippe Dréano.
En octobre, Pernod Ricard avait dit viser une croissance
organique de près de 6% de son bénéfice opérationnel courant sur
l'exercice à fin juin 2012, grâce à l'Asie et à la reprise du
marché américain. (Voir )
(Dominique Vidalon, Marc Angrand pour le service français,
édité par Wilfrid Exbrayat)