SANOFI : La mue prend corps
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Analyse du 04/08/2011 | 11:43
Opinion : Positive au dessus de 51.5 EUR Objectif de cours : 60 EUR Potentiel: 15.76% Stop de protection: 50.5 EUR
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Eligible au PEA / SRD : OUI / OUI EURONEXT PARIS Pharmacie - diversifié |
Dans la baisse des marchés de ces dernières semaines, l’action a jusqu’ici bien résisté aux pressions vendeuses, essentiellement en raison du caractère défensif du secteur dans lequel elle intervient ; et pourtant, la société se trouve à une croisée des chemins qui laisse encore planer un certain nombre de doutes pas vraiment sur la stratégie, mais plutôt sur la concordance des échéances ; elle est engagée dans une course de vitesse entre la perte de chiffre d’affaires de médicaments qui tombent dans le domaine public, et la croissance des ventes (et des bénéfices) de ses nouvelles orientations. Etant donné la taille de l’entreprise et la nature même de son métier qui nécessite des années de recherche, il va falloir du temps pour en mesurer la pertinence, mais tout retard et déception pourraient être sanctionnés en bourse.
A la publication de ses résultats 2010, le groupe avait pris soin d’avertir qu’il s’attendait à une baisse de 5 à 10 % du bénéfice net par action pour cette année ; lors de celle des semestriels, la baisse escomptée a été ramenée à - 2 / - 5 %, grâce essentiellement aux bons chiffes que sa récente acquisition, Genzyme, lui a apportés. C’est un premier signe positif, qui survient quelques semaines après que le groupe ait annoncé renoncer à étendre l’indication d’un médicament dont il attendait beaucoup, le Multaq. Mais il va falloir que d’autres bonnes nouvelles se succèdent pour que la confiance que les investisseurs accordent à la stratégie menée ne soit pas prise en défaut. Si Genzyme peut paraître avoir été payée assez cher, 20 m$ avec un complément de prix pour un chiffre d’affaires de 4 Md$ et des problèmes de production, les produits qu’elle commercialise présentent le double avantage d’être vendus beaucoup plus cher et d’être plus difficiles à copier puisqu’ils sont issus d’organismes vivants et ne résultent pas seulement de synthèses chimiques.
Le nouveau management a procédé à quantité d’acquisitions depuis deux ou trois ans, en ciblant des marchés en croissance comme celui des maladies rares, domaine d’intervention de Genzyme, marché qui progresse de 8 à 10 % par an, celui des vaccins (en croissance de 9 %) où la société occupe une place intéressante, celui de la santé animale (+6 %), ou encore du diabète qui, pour le groupe, a progressé de 12 % ce semestre. L’oncologie, les produits sans ordonnance font aussi partie de ses priorités, à côté d’un autre domaine qui devrait occuper une place de plus en plus importante pour les prochaines années, celui qu’il qualifie de « vieillissement », et qui recouvre l’ophtalmologie ou l’audition entre autres.
Depuis qu’il a pris ses fonctions, le nouveau dirigeant fait prendre à la société un virage impressionnant dont pour l’instant il est prématuré de tirer un bilan ; un point est prévu mi septembre qui devrait donner des précisions chiffrées pour 2013, année pour laquelle le management avait annoncé que les chiffres devraient être identiques à ceux de 2008. En attendant, comme pour bien marquer ce virage, la raison sociale a été modifiée, pour redevenir Sanofi, le nom d’Aventis ayant disparu.
Enfin, autre fait notable, la part des pays émergents dans le chiffre d’affaires est plus conséquente désormais, avec 30 % des ventes ce semestre et compense largement, avec + 4,9 %, la régression de celles de l’Europe de l’Ouest (-6,4 %) ou la stagnation des Etats-Unis (+0,30 %). Indéniablement le nouveau profil du groupe se met en place semestre après semestre.
Dans les comptes publiés, l’intégration de Genzyme a permis au chiffre d’affaires de se maintenir, il aurait baissé de 4 % au deuxième trimestre sinon. 700 m$ de synergies sont attendues de cette acquisition d’ici 2013, essentiellement du fait d’économies de coûts de fonctionnement chez Sanofi, synergies qui devraient permettre de compenser, au moins partiellement, la baisse de rentabilité due à la perte de chiffre d’affaires. Le fait que le dirigeant ait revu à la hausse son estimation pour l’année témoigne du bon déroulement de l’évolution de son groupe dans une période charnière.
Insensiblement le modèle économique de la société prend corps, sur les six premiers mois ce qu’il appelle les « plateformes de croissance » représentent 57 % de son chiffre d’affaires total, mais cette réorientation a un coût qui se traduit par une plus faible rentabilité, le résultat opérationnel revient à 37 % contre 42 % et le résultat net à 26,8 contre 30,3 % ; le bénéfice par action fait de même et passe de 3,76 à 3,30 €.
Dans notre dernière publication nous visions un objectif de 60 € qui n’a pas été atteint ; avec un cours vers 52 €, nous n’en sommes pas très loin, nous le maintenons pour les mois à venir ; il pourrait même être dépassé si les estimations pour 2012 étaient renforcées après la présentation prévue mi septembre, et retrouver les 65 € d’avant la crise de 2008.Marc Bouche Copyright (c) 2012 Zonebourse.com / Combho SAS
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Valorisation |
2012e |
2013e |
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PER (Cours / BNA)
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13,1x |
11,9x |
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Capitalisation / CA
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2,08x |
2,01x |
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Valeur Entreprise / CA
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2,32x |
2,18x |
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Valeur Entreprise / EBITDA
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6,47x |
5,96x |
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Rendement (DPA / Cours)
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4,98% |
5,42% |
| Profitabilité |
2012e |
2013e |
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Marge d'exploitation (EBIT / CA)
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30,6% |
31,7% |
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Levier opérationnel (Delta EBIT / Delta CA)
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- |
2,15x |
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Marge Nette (RN / CA)
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15,6% |
15,8% |
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ROA (RN / Total Actif)
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4,80% |
5,40% |
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ROE (RN / Capitaux Propres)
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12,6% |
12,4% |
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Ratio Versement Dividende
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65,1% |
64,4% |
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