Regulatory News:
Groupe SEB (Paris:SK) (ISIN:FR0000121709)
Faits marquants du 1er
trimestre
Environnement général
Le 1er trimestre 2008 a été marqué par un
environnement économique général qui est resté très favorable aux mois
de janvier et février, dans la lignée de l'exercice
2007, et qui s'est tendu dans quelques pays en
mars. En comparaison avec un début d'année
2007 vigoureux (croissance organique des ventes du Groupe de 9,2%), il
se termine sur une performance très satisfaisante (croissance organique
de 8,5%). Cette dernière s'appuie sur le
maintien d'un bon niveau de consommation dans
la grande majorité des marchés entraînant des ventes accrues et de
qualité. Elle est nourrie par la poursuite d'un
intérêt notable pour les marques, par le succès des innovations produits
et par la réussite des approches en partenariats, qui font désormais
partie du paysage en petit équipement de la maison.
Pour autant, les deux enjeux majeurs qui prévalent depuis 2 ans sont
toujours de mise :
-
Au plan monétaire, la dépréciation de plusieurs devises importantes
dans le fonctionnement du Groupe face à l'euro
s'est poursuivie voire amplifiée. Sur la
base des cours moyens du 1er trimestre 2008
par rapport au 1er trimestre 2007, le dollar
américain a perdu 12% de sa valeur, le rouble 5%, le won coréen 15%,
le peso mexicain 11% de même que la livre sterling (11%)?
alors que la livre turque et le yen montraient une stabilité fragile
et que le real brésilien s'appréciait de 4%
supplémentaires. Ces évolutions monétaires se traduisent sur les
ventes du Groupe par un impact devises -18 M€,
contre -19 M€ sur les trois premiers mois
de 2007. A cet effet négatif de conversion en euros des ventes
réalisées par le Groupe dans plusieurs de ses grands marchés
internationaux s'ajoute un enjeu de
compétitivité, car si l'euro fort favorise
le Groupe dans ses achats de matières et de composants, il est
préjudiciable à son activité export, encore majoritairement issue d'Europe
occidentale. Comme 2007, l'année 2008
démarre donc dans un contexte monétaire tendu.
-
L'environnement matières premières,
notamment pour ce qui est des métaux, reste marqué par des prix
élevés, même si le phénomène de hausse continue semble s'être
calmé. Ainsi, avec un cours moyen de 2 730 $ la tonne au 1er
trimestre 2008 (contre 2 800 $ au 1er
trimestre 2007), le prix de l'aluminium s'est
relativement stabilisé, à un niveau qui demeure toutefois élevé,
proche des plus hauts historiques. Après les records atteints en 2007,
le nickel (utilisé dans la composition des aciers inox) affiche un
cours moyen de 28 860 $ la tonne sur les 3 premiers mois 2008, contre
41 450 $ sur la même période de 2007. Cette forte baisse est liée à
une certaine reconstitution des stocks mondiaux due à une demande
atténuée par le développement large « d'aciers
alternatifs » utilisant moins de nickel. Le niveau de prix n'en
reste pas moins très élevé. Côté cuivre (utilisé dans les articles
culinaires et pour les moteurs), la situation est inverse avec une
tendance inflationniste continue puisque le cours moyen du 1er
trimestre 2008 s'établit à 7 760 $ contre
5 940 $ un an auparavant. Des stocks mondiaux bas, une demande forte
ainsi que la spéculation expliquent ce mouvement de hausse, qui se
poursuit. Les plastiques et les emballages, pour leur part, commencent
à être impactés par la hausse du prix du pétrole. Du fait d'une
politique de couvertures des 12 mois à venir, le Groupe ne ressent pas
immédiatement les effets des évolutions de prix des métaux dans ses
achats, effets qui sont en fait lissés dans le temps. L'impact
est plus immédiat sur les achats de produits « sourcés », les
fournisseurs répercutant de façon plus directe et rapide les hausses
de prix des matières.
Intégration de Supor
Le 21 décembre 2007, à l'issue d'une
Offre Publique Partielle d'Achat, le Groupe
SEB a pris le contrôle à 52,74% de la société chinoise Supor dont il
détenait déjà 30% du capital depuis le 31 août. Mise en équivalence à
hauteur de 30% sur 4 mois en 2007, Supor est consolidée par intégration
globale depuis le 1er janvier 2008 et le
processus d'intégration de la société dans le
fonctionnement du Groupe SEB a été engagé. Ce processus s'articule
autour de 2 comités opérationnels :
-
le Comité stratégique, composé des membres du Comité Exécutif du
Groupe SEB et des principaux membres de la Direction Générale de
Supor, définit et pilote les orientations stratégiques de Supor, d'une
part, et détermine les axes prioritaires d'intégration
d'autre part ;
-
le Comité d'intégration, composé des
membres de la Direction Générale de Supor, met en œuvre les décisions
du Comité stratégique et réalise concrètement l'intégration.
Dans ce contexte, 10 projets stratégiques
ont été retenus dont 6 sont prioritaires et doivent être menés à court
terme :
-
le développement export de Supor ;
-
son expansion en Asie du Sud-Est ;
-
les transferts mutuels de produits et de technologies entre Supor et
le Groupe SEB, à la fois en articles culinaires et en petit
électroménagers (2 projets distincts);
-
l'ajustement de la politique de
sous-traitance de Supor ;
-
la stratégie industrielle adoptée.
Parallèlement, le processus comprend 6 projets d'intégration
dont 5 sont prioritaires :
-
la productivité des usines ;
-
l'optimisation des achats ;
-
l'intégration et l'homogénéisation
des process Finance, Ressources Humaines et Systèmes d'Information
(3 projets).
La mise en cohérence de ces process est d'ores
et déjà en cours, et les échanges entre les équipes Groupe et locales de
Supor ont démarré sur des bases fructueuses.
Division par 3 du nominal de l'action
Le Conseil d'Administration du 12 février a
décidé de proposer à l'Assemblée Générale du
13 mai prochain de diviser le nominal de l'action SEB
par 3, ce qui aura pour effet de faire passer ce nominal de 3€
à 1€. Si elle est approuvée par l'Assemblée,
cette opération sera réalisée le 16 juin prochain, date à laquelle le
cours de bourse de l'action SEB sera
automatiquement divisé par 3.
En effet, l'action SEB cote depuis près de 18
mois à plus de 100 € et elle fait partie des
valeurs les plus « chères » de l'indice
SBF 120. Sa division par 3 amènera l'action
SEB dans une fourchette de cotation plus attractive et accessible pour
les actionnaires individuels qui investissent en Bourse et améliorera la
liquidité du titre. Les actions nouvelles auront les mêmes droits que
les actions anciennes quant aux droits de vote et aux droits à prime de
fidélité. Pour l'actionnaire, l'opération
est neutre, sans démarche, sans frais et sans conséquence sur la valeur
de son portefeuille.
Activité
|
En millions d'euros
|
|
T1 2007
|
|
T1 2008
|
|
Variation 2008/ 2007 en %
|
|
|
|
|
Parités
courantes
|
|
Parités
constantes
|
|
France
|
|
124
|
|
141
|
|
+ 13,0
|
|
+ 13,0
|
|
Autres pays UE
|
|
151
|
|
159
|
|
+ 5,4
|
|
+ 7,2
|
|
Amérique du Nord
|
|
89
|
|
89
|
|
+ 0,6
|
|
+ 12,1
|
|
Amérique du Sud
|
|
60
|
|
61
|
|
+ 1,3
|
|
- 0,5
|
|
Europe Centrale, CEI, et autres pays
|
|
138
|
|
153
|
|
+ 11,6
|
|
+ 13,5
|
|
Asie Pacifique
|
|
51
|
|
122
|
|
+137,0
|
|
+144,4
|
|
TOTAL
|
|
613
|
|
725
|
|
+ 18,2
|
|
+ 21,2
|
Chiffres arrondis % calculés sur chiffres exacts
Le Groupe SEB a réalisé au 1er trimestre 2008
des ventes de 725 M€, en croissance de
18,2 % à parités courantes et de 21,2 % à parités constantes. Cette très
forte progression inclut en fait plusieurs facteurs conjugués :
-
La contribution sur 3 mois, pour un montant de 78 M€,
de la société chinoise Supor nouvellement acquise fin 2007 et
consolidée par intégration globale depuis le 1er
janvier 2008 ;
-
Un effet parités négatif de 18 M€ (-19 M€
au 1er trimestre 2007) provenant de la
dépréciation de plusieurs devises de fonctionnement du Groupe face à l'euro
et notamment du dollar américain, qui poursuit son affaiblissement, du
rouble, du won coréen et de la livre sterling, non compensée par la
nouvelle appréciation du real brésilien ;
-
Une croissance organique, hors Supor, de 8,5 % (rappel : 9,2% au 1er
trimestre 2007 et 8,6% sur l'année 2007)
qui traduit le maintien d'une activité
solide, malgré une base de comparaison élevée.
En proforma, c'est-à-dire en réintégrant l'activité
de Supor au 1er trimestre 2007, la croissance
est de 7,7% à parités courantes et de 10,4% à taux de changes constants.
La progression robuste du chiffre d'affaires
à parités et périmètre constants est liée à des volumes de vente accrus
et à une nouvelle amélioration du mix-produits, l'effet
prix se limitant à un très léger raffermissement sur la période. Pour ce
qui est des volumes, si, à structure constante, l'activité
est stable en articles culinaires, elle est en revanche en nette hausse
en petit électroménager, qui bénéficie des succès confirmés et de l'expansion
géographique des nouveautés 2007 (aspirateur Silence Force, Dolce Gusto,
friteuse Actifry?) malgré la
contre-performance réalisée en ventilateurs en Amérique du Sud du fait d'une
météorologie défavorable. Simultanément, la montée en gamme s'est
poursuivie, la demande étant plus orientée vers des produits à valeur
ajoutée (progression des générateurs vapeur par rapport aux fers vapeur,
cafetières expresso plutôt que filtre, friteuse « sans huile » Actifry
face aux friteuses traditionnelles?).
Les ventes sont en outre en progression sur la quasi-totalité des
activités : seule la préparation des aliments marque un léger repli,
tandis que le confort de la maison, pénalisé par les méventes de
ventilateurs, recule plus fortement. Toutes les autres activités
affichent une croissance satisfaisante voire vigoureuse. D'un
point de vue géographique, hors Amérique du Sud, où le Groupe a souffert
d'un démarrage lent, et Moyen-Orient, où il
rencontre des difficultés de distribution, les ventes ont globalement
été bien orientées dans la majorité des pays au 1er
trimestre. Les marchés européens, notamment, ont continué à se comporter
favorablement, avec un bon maintien de la demande, à l'exception
de quelques tassements ciblés au mois de mars.
La répartition géographique détaillée a été légèrement actualisée depuis
le début de 2008, afin de mettre plus en évidence la zone
Asie-Pacifique, comprenant la Chine, qui prend désormais une place plus
importante dans l'activité du Groupe. Plus
précisément :
En France, au 1er trimestre 2008, le
marché du petit électroménager est resté porteur et bien orienté à la
fois en volume, avec des accroissements substantiels, en prix (très
légère consolidation) et en mix-produits. La montée en gamme s'est
en effet poursuivie et elle a continué à être favorable aux marques
établies, qui ont encore renforcé leurs positions. C'est
également le cas du Groupe SEB, qui, avec un chiffre d'affaires
en hausse de 13% sur la période, a, certes, bénéficié de reports de
décembre 2007, mais a aussi continué à gagner des parts de marché en s'appuyant
sur ses produits phares : la friteuse « sans huile » Actifry, toujours
plébiscitée par les consommateurs, l'aspirateur
Silence Force dont le succès, fondé sur l'atténuation
marquée de la nuisance du bruit, ne se dément pas, les machines à pain –avec
une très belle performance du modèle Baguette-, Dolce Gusto, qui
continue à gagner du terrain,? En parallèle,
le Groupe a bénéficié d'un retour en force de
produits plus classiques mais qui retrouvent une nouvelle vigueur,
portés par des innovations (fonctionnalités, spécificités et design) et
par des opérations marketing : ainsi, les cuiseurs vapeur, fers et
générateurs vapeur, par exemple, ont vu leurs ventes progresser
sensiblement voire fortement. En revanche, l'activité
est contrastée en ce début d'année en
articles culinaires, où la croissance en produits de cuisson
anti-adhésifs est compensée par
un repli en autocuiseurs et en moulerie ; elle est également plus
difficile en produits conviviaux et en soin de la personne, où l'offre
doit être re-dynamisée face à une concurrence très active.
Dans les autres pays de l'Union Européenne
à 15, la croissance affichée de 7,2% à parités constantes (+4,8% en
croissance organique, hors effet Supor) est la résultante d'une
situation un peu plus contrastée qu'en 2007,
à la fois par pays et d'un point de vue
calendaire, avec un mois de mars sensiblement ralenti voire en baisse
sur plusieurs marchés. La performance, globalement soutenue, diffère
selon les pays : la dynamique est ainsi forte en Espagne, avec des
reconquêtes de référencements et une activité tonique sur les nouveaux
produits et les partenariats (Nespresso et Dolce Gusto,
essentiellement) ; le développement rapide se poursuit en Grèce et en
Suisse, sur l'ensemble de l'assortiment
présent sur ces marchés et la progression demeure très satisfaisante en
Autriche. En Italie, du fait d'une
conjoncture plus tendue et de la non-récurrence, au 1er
trimestre 2008, d'une opération commerciale
ponctuelle de début 2007, le chiffre d'affaires
s'établit en légère baisse à structure
constante. En Allemagne, après un début d'année
solide, les ventes du Groupe ont été pénalisées en mars par une
dégradation soudaine du marché, caractérisée par une chute brutale de la
demande et une agressivité concurrentielle accrue, qui a limité la
croissance. En Belgique, aux Pays-Bas et au Portugal, le chiffre d'affaires
réalisé est quasiment stable, le contexte de marchés durci étant
compensé par les succès avérés des produits phares comme Actifry, Dolce
Gusto, Silence Force ou encore des machines à pain, qui marquent des
avancées remarquables. Enfin, au Royaume-Uni, après une année 2007 très
difficile, l'activité du Groupe marque un
rebond significatif au 1er trimestre 2008 à
taux de change constant, rebond qu'il est
toutefois aléatoire d'extrapoler car il
reflète davantage l'impact de promotions
spéciales en articles culinaires et de quelques succès spécifiques
(Actifry, Dolce Gusto, Quick Cup?) qu'une
amélioration d'un marché toujours très tendu
et orienté vers les prix bas.
En Amérique du Nord, la croissance s'établit
à 12,1% à parités constantes, contre +0,6% à parités courantes, du fait
principalement de la dépréciation du dollar face à l'euro,
l'affaiblissement du peso mexicain ayant un
impact plus négligeable. La croissance organique s'établit
pour sa part à 7,3 %. A l'instar de 2007, la
situation reste contrastée selon les pays et selon les marques. Aux
Etats-Unis, où le Groupe a réorganisé et segmenté ses activités en
janvier, le contexte de consommation est morose et la dégradation du
marché immobilier affecte entre autres les achats d'équipement
de cuisine. Le Groupe y réalise pourtant une progression satisfaisante
de ses ventes à structure et parités constantes qui s'appuie
sur trois piliers de cœur de gamme : un net redressement de T-fal en
articles culinaires qui traduit le bon accueil par la distribution du
repositionnement vers le haut de la marque, une nouvelle dynamique de
croissance chez Rowenta tirée par les générateurs vapeur et un bon
démarrage de la gamme Emeril by T-fal en petit électroménager (cuiseur
vapeur, friteuse?). L'activité
de Mirro WearEver reste sur le 1er trimestre
en repli : si la marque WearEver prend progressivement le relais de
T-fal en début de cœur de gamme, Mirro n'a
pas encore réussi à refaire sa place en entrée de gamme, dans un marché
particulièrement agressif. En haut de gamme, l'activité
de Krups reste en repli sur la période mais le lancement de Beertender
sur le marché américain au mois de mars engendre une très forte poussée
des ventes en fin de trimestre, de bon augure pour les mois à venir.
All-Clad, pour sa part, enregistre un début d'année
en retrait face à un 1er trimestre 2007 plutôt
fort malgré le lancement réussi de nouvelles gammes avec des retombées
satisfaisantes en mars. Hors USA, les performances du Groupe sont
également hétérogènes : au Canada, les ventes reculent dans un contexte
de marché difficile mais pourtant ouvert à l'émergence
de niches haut de gamme, comme l'attestent
les excellents résultats des marques premium du Groupe, et en
particulier d'All-Clad et de Krups, tandis
que Rowenta aussi progresse. Au Mexique, si la dynamique de marché
change avec,
notamment, une forte orientation café, la croissance du Groupe se
poursuit à un rythme rapide, amplifié au 1er
trimestre par une opération commerciale spéciale dans le cadre d'un
programme de fidélité.
En Amérique du Sud, le 1er trimestre
2008 s'achève sur un repli de 0,5% des
ventes à taux de change constants et marque une rupture avec plusieurs
années de croissance solide ininterrompue. Dans la pratique, cette
quasi-stabilité est très largement imputable à l'activité
brésilienne du Groupe (-2,5% à parités constantes, +1,2% à parités
courantes), fortement pénalisée par la mévente de ventilateurs due à une
météorologie défavorable au 1er trimestre.
Hors cette situation particulière sur les ventilateurs, Arno a su
défendre ses parts de marché au Brésil sur l'ensemble
de ses produits phares (cafetières, blenders, sandwich makers, machines
à laver semi-automatiques?) et Panex a
progressé de manière satisfaisante, dans un environnement concurrentiel
pourtant avivé : appréciation du real facilitant les importations de
produits asiatiques à bas prix, montée en puissance de la grande
distribution moderne et concentration accrue des circuits traditionnels,
arrivée de nouveaux entrants sur le marché, agressivité commerciale
exacerbée des concurrents... Dans le même temps, le Groupe poursuit son
développement au Venezuela, s'appuyant sur
la bonne tenue de la consommation mais évoluant dans un contexte
politico-économique qui se tend, notamment avec la Colombie. Celle-ci
connaît au demeurant un ralentissement assez marqué de la demande, qui,
conjugué à la problématique météorologique sur les ventilateurs, se
traduit par une baisse du chiffre d'affaires
du Groupe dans ce pays. En Argentine et au Chili en revanche, l'élargissement
de l'offre produits dans un environnement
plus porteur qu'auparavant engendre une
progression des ventes.
En Europe Centrale, CEI et dans les autres pays (Turquie et
autres pays du Moyen-Orient, Afrique), le Groupe réalise 21% de ses
ventes consolidées. Depuis plusieurs années, cette zone se caractérise
par une très forte dynamique (+20,5% à parités constantes en 2007), qui s'est
poursuivie au 1er trimestre 2008 avec les
spécificités suivantes :
-
En Europe Centrale (Pologne, Slovaquie, Tchéquie, Bulgarie?),
la frénésie de consommation et d'équipement
ne s'est pas démentie et le Groupe
continue à asseoir ses positions en élargissant encore son spectre
produits et en introduisant avec succès ses produits phares actuels :
lancé en Tchéquie et en Slovaquie, Dolce Gusto y connaît ainsi un
développement rapide, très encourageant pour le lancement en septembre
en Pologne. Le développement continu des grandes chaînes de
distribution occidentales constitue un relais de croissance
additionnel sur ces marchés en plein essor.
-
En CEI, malgré la dépréciation du rouble qui renchérit les produits d'importation,
le Groupe achève le 1er trimestre sur une
croissance robuste, fondée sur une activité très soutenue sur l'ensemble
de la gamme et sur le développement réussi d'Actifry,
des machines à pain et des fours à micro-ondes. Dans ce contexte très
porteur, il a cependant volontairement limité ses ventes à certains de
ses clients russes en situation fiscale incertaine. Parallèlement, il
enregistre une progression sans précédent de son activité en Ukraine
où la demande atteint des records.
-
En Turquie, dans un environnement monétaire plutôt stable et dans un
contexte de marché porteur mais très concurrentiel, relayé par une
distribution en pleine mutation, le Groupe signe au 1er
trimestre une très belle performance. Celle-ci couvre une large part
de son offre produits et confirme le redressement engagé au second
semestre 2007, s'appuyant notamment sur le
succès des 156 Tefal shops présents sur le territoire.
-
Au Moyen-Orient en revanche, malgré une demande croissante, l'activité
du Groupe est en recul marqué du fait de la défaillance ponctuelle de
son principal distributeur en Arabie Saoudite et des effets de l'embargo
en Iran.
En Asie-Pacifique (Chine, Asie du Sud-Est, Japon, Corée, Australie?),
le Groupe réalise au 1er trimestre 2008 près
de 17% de son chiffre d'affaires, contre
seulement 7% sur l'année 2007. Cette zone
est désormais isolée afin de mettre en exergue le nouveau poids de l'activité
du Groupe en Chine après l'acquisition de
Supor. Sur la base de ce nouveau découpage, les ventes réalisées dans la
région Asie-Pacifique avaient progressé en 2007 de 7% environ. Au 1er
trimestre 2008, la croissance excède 144% à parités constantes du fait
du changement de périmètre, et elle s'établit
à 10,7 % sur la zone à structure et taux de change constants avec en
particulier :
-
Une accélération de la dynamique en Corée, en dépit de la baisse du
won, portée notamment par un vrai renouveau en articles culinaires ;
-
De nouvelles avancées en Australie en en Nouvelle-Zélande, où le
Groupe progresse plus vite que les marchés et renforce ses positions
en articles culinaires, en générateurs vapeur et en cuiseurs vapeur ;
-
Une bonne tenue des ventes au Japon, avec une mention spéciale pour
les autocuiseurs, qui au 1er trimestre
bénéficient d'une grande campagne
gouvernementale sur les économies d'énergie ;
l'environnement monétaire reste néanmoins
pénalisant pour le Groupe.
-
Une forte progression en Malaisie, où le Groupe est bien armé face à
une demande en forte croissance.
En Chine, l'activité de Supor, non présente
dans les ventes en 2007, a connu une croissance de plus de 30 % au cours
du 1er trimestre, s'inscrivant
dans la ligne des performances de 2007. Elle est fortement tirée par le
développement de l'activité petit
électroménager, en plein essor.
Indicateurs économiques
Marge opérationnelle
Le 1er trimestre se caractérise par des ventes
traditionnellement modestes pour le Groupe (en moyenne, 21-22% des
ventes annuelles) et cette saisonnalité basse a une incidence directe
sur celle de la marge opérationnelle du fait de l'annualisation
de certaines charges, et notamment des frais de structure. Les 3
premiers mois de l'exercice ne sont donc pas
représentatifs de l'activité et des
performances de l'année.
A fin mars 2008, la marge opérationnelle s'élève
à 73,5 M€, en croissance de 73 % par rapport
aux 42,6 M€ du 1er
trimestre 2007. Elle inclut une contribution de Supor d'un
montant de 7,3 M€.
Dans un contexte de prix toujours élevés des matières premières, les
achats du Groupe restent encore pénalisés, avec un surcoût de 1 M€
sur les achats directs de matières premières (la politique de couverture
pratiquée limite les effets de la hausse). L'amélioration
de la marge opérationnelle provient essentiellement de la croissance
organique des ventes et notamment de la bonne gestion du mix-produits, l'effet
prix restant positif mais à une échelle beaucoup plus modeste que les
trimestres précédents, reflétant une concurrence accrue dans certains
pays européens. S'y ajoutent l'impact
positif des devises (7 M€ au total, très
largement liés au dollar) et un strict contrôle des coûts : les frais
variables sont maîtrisés et les frais fixes stabilisés, conduisant à une
rentabilité à fin mars en net progrès. Celle-ci donne au Groupe les
moyens de continuer à soutenir sa croissance future à travers, en
particulier, un nouvel accroissement de ses investissements
publicitaires, et ce, dès le second trimestre, pour la fête des mères.
Structure financière
Au 31 mars 2008, la dette financière s'établit
à 489 M€, en hausse de 138 M€
par rapport au 31 mars 2007. Cette hausse traduit l'impact
du financement par endettement de l'acquisition
de Supor, intervenu en totalité au second semestre 2007, atténué par l'effet
du désendettement. En la matière, la bonne tendance enregistrée fin 2007
a été poursuivie avec un désendettement au 1er
trimestre 2008 de 97 M€, reflétant les
efforts continus réalisés sur la gestion du besoin en fonds de roulement
en général, et sur les stocks en particuliers.
Sur la base de fonds propres à 960 M€ au 31
mars, le ratio d'endettement s'établit
à 51%, représentatif du niveau annuellement bas de l'endettement
à la fin du mois de mars, qui constitue au demeurant le point minimum de
l'année en la matière. La structure
financière du Groupe reste donc très confortable.
Faits nouveaux depuis le 31 mars 2007
Le 28 avril 2008, inauguration de la nouvelle usine de Supor au Vietnam.
Perspectives
Dans un environnement qui montre quelques signes de durcissement en fin
de trimestre, le Groupe reste confiant dans sa capacité à capitaliser
sur ses atouts stratégiques pour générer de la croissance organique en
2008 et poursuivre l'amélioration de sa
rentabilité. C'est dans ces conditions, et
en continuant à investir en Recherche et Développement ainsi qu'en
marketing et publicité pour promouvoir ses innovations, qu'il
construira son avenir.
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