SOCIETE GENERALE : Eté meutrier
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Analyse du 12/09/2011 | 14:27
Opinion : En surveillance. Surveiller la sortie du range 14.7 EUR/ 22.18 EUR
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Eligible au PEA / SRD : OUI / OUI EURONEXT PARIS Banques |
L'exposition des banques aux dettes souveraines, les craintes de ralentissement de l'économie mondiale... depuis le début de l'été les mauvaises nouvelles s’accumulent sur le secteur financier qui fait face en ce début de semaine aux rumeurs portant sur un déclassement de la part de Moody’s des notes de crédit des trois grandes banques françaises.
Dans ce marasme boursier, la Société Générale apparaît comme la principale victime: le titre sous performe ses pairs et accuse une chute de 70% depuis le début de l’année et de près de 60% depuis le début de l’été.
En cette période difficile, rien ne semble épargner la banque rouge et noire; La semaine dernière, le groupe a dû faire face à l’annonce d’une plainte des autorités américaines. Le groupe figure parmi les 17 banques visées par les autorités américaines pour leur rôle dans la crise des subprimes. Elle risque de devoir provisionner les sommes nécessaires à des poursuites et condamnations éventuelles (1,3 milliard de dollars pourrait lui être réclamés).
De quoi renforcer les inquiétudes qui planent sur le titre depuis des mois...
Craintes sur les dettes souveraines, risques sur les fonds propres, craintes sur la liquidité, et une défiance forte à l’égard du titre depuis l’affaire Kerviel, autant dire que le chantier de la reconquête s’annonce difficile.
Déjà auteur d'un avertissement sur résultat durant l’été, la banque a de nouveau remanié son plan stratégique "Ambition 2015" et annonce en ce début de semaine un remaniement de sa banque d’investissement, un plan d'économies, des suppressions d'emplois, une accélération de ses cessions d'actifs …. tout en écartant une augmentation de capital. Et précise qu’elle a d'ores et déjà bouclé son programme de financement à long terme pour 2011, qui portait sur 26 milliards d'euros, à des taux "compétitifs".
Concernant son l'exposition aux dettes souveraines, la direction rappelle qu’en date du 9 septembre, « son exposition sur les 5 pays malmenés par les marchés (Grèce, Irlande, Espagne, Portugal et Italie) ne dépasse pas 4,3 milliards d'euros, ce qui représente un poids relatif moindre que ses grands concurrents ».
Le titre s’effondre de 10%, les marchés restent sourds aux tentatives d’apaisement. Le titre paie un lourd tribut, et signe un plancher depuis octobre 1998 en s’enfonçant sous les 16 EUR. Il faut remonter le temps pour retrouver des niveaux de soutien de 1996 à 14,7 et 13,5 EUR et espérer stopper l’hémorragie. A 15 EUR, le titre a par ailleurs atteint une projection du double sommet dessiné sous 50 EUR.
A ce stade, on peut évoquer les niveaux de valorisation excessivement bas (PER de 3,41), les excès baissiers et le resserrement des bandes de Bollinger ou encore le consensus -quoique fortement dégradé ces dernières semaines- à 42,4EUR. Mais face à la crise de confiance, au risque d’un déclassement de Moody’s et aux appels à une recapitalisation, ces arguments ont un impact très limité.
On se contentera ici de suivre l’évolution du newsflow avec un premier rendez-vous cette semaine avec Moody’s. Une reprise sur 14,7/15 EUR autoriserait un retour vers 18,9 et 20 EUR. Sa rupture entrainerait un recul sur 13,5 EUR.
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Isabelle Thiebaud Copyright (c) 2012 Zonebourse.com |
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Valorisation |
2012e |
2013e |
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PER (Cours / BNA)
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4,50x |
3,62x |
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Capitalisation / CA
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0,50x |
0,48x |
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Valeur Entreprise / CA
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0,76x |
0,73x |
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Valeur Entreprise / EBITDA
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3,03x |
2,72x |
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Rendement (DPA / Cours)
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4,92% |
7,35% |
| Profitabilité |
2012e |
2013e |
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Marge d'exploitation (EBIT / CA)
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30,3% |
30,8% |
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Levier opérationnel (Delta EBIT / Delta CA)
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-4,07x |
1,50x |
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Marge Nette (RN / CA)
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11,6% |
13,7% |
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ROA (RN / Total Actif)
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0,25% |
0,31% |
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ROE (RN / Capitaux Propres)
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5,72% |
6,73% |
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Ratio Versement Dividende
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22,1% |
26,6% |
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