PARIS (Dow Jones)--Le groupe énergétique GdF-Suez, dont les actionnaires de Suez (SZE.FR) et de GDF (1020848.FR) ont approuvé mercredi la constitution, n'est pas intéressé par un rachat en un bloc du britannique British Energy (BGY.LN) mais pourrait le cas échéant se poser la question d'un rachat de certains sites, indique Gerard Mestrallet, PDG du nouvel ensemble, dans un entretien à paraître jeudi dans le quotidien Les Echos.
"Si l'idée reste de vendre British Energy en un seul bloc, ce sera sans nous", déclare le dirigeant. "La question pourrait se reposer, en revanche, si on revenait au schéma initial, qui prévoyait des négociations site par site", ajoute-t-il.
Gérard Mestrallet souligne que les priorités du nouveau groupe seront tout d'abord l'intégration des deux entités, un sujet sur lequel il n'a "aucune inquiétude", et la mise en oeuvre de son programme d'investissements, "qui doit nous amener à dépenser 10 milliards d'euros par an d'ici 2010".
Concernant le nucléaire en France, Gérard Mestrallet indique que si GDF-Suez devait être candidat au projet de deuxième réacteur EPR, "ce serait en partenariat avec d'autres électriciens français et/ou internationaux, mais aussi des industriels".
"Il y a aujourd'hui deux entreprises dans le monde qui ont fait le choix d'investir dans le nucléaire hors de leurs frontières : EDF (1024251.FR) et GdF Suez. Pour jouer ce rôle, il me semble qu'une référence d'exploitant dans notre propre pays serait assez utile", poursuit-il. Site Internet: http://www.lesechos.fr
(END) Dow Jones Newswires
July 16, 2008 13:16 ET (17:16 GMT)