Thomas Varela
Dow Jones Newswires
PARIS (Dow Jones)--La baisse des cours de Bourse des sociétés immobilières spécialisées dans les centres commerciaux est excessive, a estimé jeudi le président de Klépierre (12196.FR) Michel Clair, tout en indiquant que la valorisation des actifs commerciaux n'échapperait pas à la vague de correction de l'ensemble du secteur.
"Le marché exagère sûrement le mouvement de décote" des cours de Bourse des groupes comme Klépierre et Unibail-Rodamco (UL.FR), a declaré le dirigeant lors d'une conférence organisée par Paris Europlace.
L'action Klépierre a clôturé en hausse de 1,3% jeudi, à 31,51 euros, soit une décote de 23% par rapport à la valeur de l'actif net réévalué du groupe calculée à fin 2007. A 142,8 euros, l'action Unibail affiche quant à elle une décote de 16% sur son ANR.
Les deux groupes, qui avaient bénéficié au premier trimestre de leur positionnement jugé plus défensif que celui des foncières de bureaux et de logements, ont finalement été pénalisés ces dernières semaines par les craintes liées au retournement du marché immobilier français.
"Le secteur (de l'immobilier commercial) n'échappera pas à la remontée des taux de rendement", a indiqué Michel Clair, en soulignant l'impact mécanique de la hausse actuelle des taux d'intérêt sur le prix des transactions. "Toute la question est de savoir quelle sera l'ampleur de la correction", a-t-il ajouté.
Les analystes surveilleront de près les actifs nets réévalués des foncières qui seront publiés fin juillet, y guettant la confirmation d'un retournement du marché immobilier français après plusieurs années de hausse des prix.
Klépierre compte toutefois sur sa capacité à augmenter ses loyers, qui vont mécaniquement profiter de la progression du taux d'inflation, pour compenser l'impact de la hausse des taux d'intérêt sur la valeur de son patrimoine, a expliqué son président. "Je ne crois pas qu'il y aura de changement formidable dans les valorisations", a-t-il dit.
"Le retour de l'inflation dans plusieurs pays européens nous est favorable car elle joue sur l'indexation des loyers. La croissance de nos revenus est assurée", a souligné Michel Clair, qui a maintenu l'objectif de croissance à deux chiffres des cashflows de Klépierre en 2008.
"A moyen terme, une croissance de l'ordre de 10% par an est très probable", a-t-il indiqué. Les cashflows d'exploitation dégagés par Klépierre grâce à ses loyers ont augmenté de 16% en 2007, après une hausse de 18% en 2006.
- Thomas Varela, Dow Jones Newswires; +33 (1) 40 17 17 40: thomas.varela@dowjones.com
(END) Dow Jones Newswires
July 03, 2008 12:34 ET (16:34 GMT)