VINCI : Ligue 1-Permis de construire signé pour le futur stade de Lyon
03/02/2012 | 18:35
La municipalité de
Décines, dans la banlieue lyonnaise, a officiellement accordé
vendredi le permis de construire du futur stade de 58.000 places
de l'Olympique Lyonnais.
La signature met fin à un feuilleton entamé le 13 février
2007 par l'introduction en Bourse du club qui avait levé, via
l'appel au marché, les fonds pour la création du stade, baptisé
Stade des Lumières.
Initialement, le stade entièrement privé, mais avec plus de
170 millions d'euros apportés par les collectivités locales pour
les accès, devait être inauguré en juin 2010.
Il le sera au mieux à l'été 2014 après un long cheminement
ponctué d'enquêtes publiques retoquées à trois reprises, sur
l'accessibilité notamment, et d'une bataille politique qui ne
disait pas son nom entre majorité et opposition.
Seules l'attribution de l'Euro 2016 à la France et la DIG
(Déclaration d'intérêt général) prononcée en mai dernier par le
gouvernement ont pu sortir le dossier de l'enlisement.
Lundi dernier, la communauté urbaine du Grand Lyon avait
levé le dernier obstacle avec le vote du budget de l'échangeur
routier qui mène au stade. L'Etat va en garder la maitrise
d'ouvrage mais la communauté de communes de Lyon le financera.
L'avenir financier du projet s'était, lui, éclairci le 26
juillet dernier avec l'arrivée du groupe de BTP Vinci
dans le projet. Le premier coup de pioche pourrait désormais
être donné au printemps.
Les opposants ne vont pas manquer de déposer des recours,
mais le maire (PS) de Lyon, Gérard Collomb, se veut optimiste.
"Il y aura des recours, c'est clair. Mais j'ai l'habitude et
nous gèrerons. Il y en a toujours eu sur les plus grands
équipements de Lyon ", fait-il remarquer.
L'OL n'a d'ailleurs pas attendu la signature du permis de
construire pour débuter le travail. Les architectes du cabinet
responsable de la conception de l'Emirates Stadium d'Arsenal, du
stade de Wembley à Londres ou du Soccer City de Johannesburg,
sont déjà à l'÷uvre à Londres et à Lyon.
(André Assier, édité par Pascal Liétout et Gilles Trequesser)