PARIS (AFP)--Antoine Zacharias, ancien président de Vinci (12196.FR), a décidé de faire appel du jugement rendu le 30 mai par le Tribunal de commerce de Nanterre, qui l'avait débouté de ses demandes contre le groupe de BTP, a annoncé mardi son avocat Me Georges Terrier dans un communiqué.
M. Zacharias, qui demandait une indemnisation record de 81 millions d'euros, avait été débouté de l'ensemble de ses demandes après avoir été contraint de quitter ses fonctions de président en juin 2006, sous la pression du conseil d'administration de Vinci avec une indemnité s'élevant à 12,9 millions d'euros.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole de Vinci n'a pas souhaité commenter la décision de M. Zacharias de faire appel.
"Fort de ses performances incontestées à la tête du groupe Vinci, Antoine Zacharias attend que la cour d'appel se penche sur l'important débat juridique soulevé par la privation de ses stocks options", indique le communiqué.
Pour le conseil d'Antoine Zacharias, ces stocks options "lui avaient été consenties de façon irrévocable, en application de critères de performance objectifs, et dont Vinci lui a fait perdre le bénéfice sous couvert de libre révocabilité des dirigeants sociaux".
Après son départ mouvementé de la tête du groupe, M. Zacharias avait assigné Vinci en justice fin janvier 2007 en chiffrant son préjudice à 81 millions d'euros, augmentés des intérêts au taux légal à compter de l'assignation.
Le conseil d'administration de Vinci avait confirmé Xavier Huillard à son poste de directeur général, contre l'avis de M. Zacharias, qui demandait son départ.
M. Huillard avait en effet publiquement dénoncé le salaire "très élevé" de M. Zacharias, et les stock-options dont il aurait bénéficié depuis plusieurs années, selon lui de 250 millions d'euros.
Pour Me Georges Terrier la "remise en cause, par une société, des engagements irrévocablement conclus avec son dirigeant pose un problème de sécurité juridique auquel doivent être sensibles l'ensemble des sociétés françaises et leurs dirigeants bénéficiaires de stocks-options. Sa solution dépasse de loin le cas personnel d'Antoine Zacharias".
(END) Dow Jones Newswires
June 17, 2008 06:24 ET (10:24 GMT)