Jean-Bernard Lafonta a indiqué que la cession d'Editis à l'espagnol Planeta, que certains actionnaires présents à l'assemblée générale ont qualifiée de "précipitée", n'était pas liée à l'entrée de Wendel au capital de Saint-Gobain.
"Nos opérations sont indépendantes les unes des autres. Pour Editis, la question qui se posait était celle du développement à l'international", a-t-il déclaré.
Wendel a par ailleurs indiqué qu'il s'intéressait aux PME allemandes avec un actionnariat familial pour réaliser d'éventuelles acquisitions.
"Notre ambition est de créer un acteur en Europe continentale capable de s'intéresser aux belles sociétés allemandes de taille moyenne", a déclaré Jean-Bernard Lafonta, précisant que les fonds anglo-saxons étaient pour l'instant les seuls investisseurs à s'y intéresser.
L'assemblée générale a été interrompue par l'intervention de Sophie Boegner, actionnaire familiale du groupe et administratrice de la Société lorraine de participations sidérurgiques, ou SLPS, qui a porté plainte contre X au sujet de l'opération de simplification des structures de contrôle de wendel intervenue l'an dernier.
SLPS détient 34% du capital de Wendel.
Cette opération a permis à certains des managers de Wendel de se partager environ 300 millions d'euros d'euros en actions.
"Cette opération lèse les actionnaires de Wendel", a déclaré S. Boegner devant les actionnaires, accueillie par un mélange de huées et d'applaudissements.
Ernest-Antoine Seillière, le président de Wendel, a confirmé qu'il entendait porter plainte pour dénonciation calomnieuse.
-Nathalie Boschat, Dow Jones Newswires; +33 (0)1 40 17 17 40; nathalie.boschat@dowjones.com
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June 09, 2008 12:37 ET (16:37 GMT)